Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand

Résumé

Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand La captivité de la duchesse de Berry… (1890)

« C'est elle ! C'est bien elle! » criait-on, et tous les coeurs battaient. Cette femme, c'était la descendante de saint Louis, de Henri IV et de Louis XIV, la mère de « l'enfant du miracle », Mme la duchesse de Berry. Après avoir débarqué au port Maillard, la princesse faisait à pied le trajet jusqu'à la préfecture. Heureuse de voir la foule lui souhaiter la bienvenue avec tant d'allégresse, elle respirait avec bonheur au milieu de cette population si dévouée, si fidèle. La bonté et l'amabilité, la bienveillance et la reconnaissance se peignaient sur son visage.
Source : Gallica

Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand La captivité de la duchesse de Berry… (1890)

En la retrouvant à Blaye dans des conditions si différentes, le jeune officier se sentit profondément ému. Comme pour tout homme chevaleresque, une femme malheureuse avait à ses yeux un caractère sacré; aussi fut-il dans la citadelle le courtisan respectueux et empressé de Madame. Il savait apprécier l'honneur d'être admis auprès de Son Altesse royale, de lui parler, de la distraire. Il montra de la courtoisie, du tact, du savoir-vivre, et plus tard la princesse n'apprit pas sans plaisir l'élévation de cet homme d'esprit et de coeur aux plus hautes dignités que puisse ambitionner un militaire.
Source : Gallica

Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand La captivité de la duchesse de Berry… (1890)

Messieurs, vous ne voulez pas qu'on parle mal de la duchesse de Berry. Vous dites que c'est une femme, une femme malheureuse et captive, une mère privée de ses enfants ; vous dites qu'on doit des égards au sexe, à la faiblesse, au malheur; vous vous portez ses champions. Et nous, ayant pris part à la Révolution de Juillet, nous vous déclarons que nous ne souffrirons plus que vous l'insultiez dans vos journaux. Nous pensions que le soin de la défendre pouvait encore être laissé à ceux qui en ont profité. Il n'en est plus ainsi. La Révolution de Juillet est un principe.
Source : Gallica

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