Théodorit de Foudras

Résumé

Théodorit de Foudras Les francs-tireurs de la Sarthe… (1886)

Les troupes ne tardent pas à commencer leur mouvement de retraite. Ce mouvement est même si précipité, que nous n'avons pas le temps de reprendre nos bagages, déposés le matin à l'Hôtel du Grand-Duc de Chartres.
Comme la veille, les francs-tireurs de la Sarthe et une section de marins ouvrent la marche : nous nous dirigeons sur Châteauneuf par la forêt de Bailleau-L'Évêque.
La journée est magnifique; un soleil splendide inonde de ses rayons lumineux la route que nous suivons et sur laquelle scintillent au loin des milliers de baïonnettes.
Source : Gallica

Théodorit de Foudras Les francs-tireurs de la Sarthe… (1886)

L'ennemi est sur nos talons ; son artillerie ne discontinue pas de tonner. Le capitaine Fleury et une centaine d'hommes soutiennent la retraite, en longeant le bord de la Loire, car c'est de ce côté que je crains d'être débordé. J'ai fait prévenir le général Michaud, à Blois, de ce qui se passe.
La lutte se poursuit active et terrible; notre arrière-garde surtout a une bien lourde tâche, et ce n'est que pied à pied, en essuyant des pertes énormes, qu'elle cède le terrain à nos
innombrables adversaires.
Source : Gallica

Théodorit de Foudras Les francs-tireurs de la Sarthe… (1886)

Le licenciement du corps était désormais un fait accompli !.
Quelques instants plus tard, nos clairons sonnaient au drapeau, et les cinq belles et braves compagnies des francs-tireurs de la Sarthe s'étant formées en cercle autour de moi, je faisais en ces termes mes adieux à mes intrépides compagnons : * MES CHERS CAMARADES !
Au moment de nous séparer, mon cœur éprouve un suprême besoin : celui de vous
exprimer ma vive gratitude pour le concours énergique et intelligent que tous, officiers et soldats, n'avez cessé de me prêter durant notre rude et laborieuse campagne.
Source : Gallica

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