Résumé

R de M Mémoires de l'armée de Chanzy… (1871)

Chacune des deux armées de la Loire compte, dit-on, cent cinquante mille hommes. La France s'est donné rendez-vous ici pour écraser les hordes allemandes.
Ce pays-ci est plein de ruines ; sur le coteau qui domine Fréteval il y a une belle vieille tour, partout on trouve des restes du vieux temps. C'est ici
la vallée du Loir : la rivière dort à nos pieds sous une épaisse couche de glace ; le soleil finit de se noyer dans le givre et le brouillard, derrière les hauteurs en face ; là est la forêt de la Galldinière, c'est le chemin de Mondoubleau et du Mans.
Source : Gallica

R de M Mémoires de l'armée de Chanzy… (1871)

Maintenant que la guerre est finie, Thiron restera notre grande journée : triste, comme toutes celles de cette guerre, excepté Rezonville, Coulmiers, Villepain-en-Beauce et Bapaume; mais honorable pour les soldats de Mortain, et glorieuse pour mon commandant et deux de mes imis, si la gloire est le prix du dévouement, et non uniquement du succès.
Car nos généraux ont beau dire : dès qu'on a dû quitter le terrain, la victoire est perdue, eût-on même réussi à repousser une attaque ou à courir une retraite.
Source : Gallica

R de M Mémoires de l'armée de Chanzy… (1871)

Après avoir contemplé du haut d'un moulin à vent, qui domine la route de cent cinquante pieds, l'admirable vallée d'Anjou et de Touraine,je suis retourné à Montsoreau pour dîner. La petite auberge, ouverte à tous les vents, est située sur le bord de l'eau ; pendant qu'on y mettait notre couvert, nous jouissions avec délice d'un magnifique coucher du soleil ; nous montions en courant jusque sur les plus hautes terrasses du vieux château de Monsoreau, où Alexandre Dumas a placé la scène d'un conte célèbre, et nous apercevions à droite l'embouchure du Cher, avec les forêts de
saules et d'osiers.
Source : Gallica

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