“ Albert Brou, frère ainé d’Emmeline, qui étudiait la médecine à Poitiers sous la direction de son père. C’était un jeune homme de vingt un ans, de figure ouverte ; les yeux bleus, le teint blanc, une bouche riante, ornée de belles dents et surmontée d’une moustache déjà fournie ; sur un front peu élevé, mais large, une forêt de cheveux châtains, une taille au-dessus de la moyenne, la tournure aisée ; en somme, un très-joli garçon, comme on le répétait de toutes parts à Mme Brou, qui n’en était pas peu fière. ”
Brou
Définition et enjeux
Le terme Brou désigne principalement l’église de Brou, un monument architectural et historique emblématique de la Bresse. Ce site, dont l’origine remonte au XVIe siècle, a attiré l’attention de nombreux auteurs. Charles-Jules Dufaÿ souligne son hybridation artistique, mêlant styles flamand, italien et allemand, tandis que Léon Malo met en lumière sa conception profane, contrastant avec les cathédrales gothiques traditionnelles.
Louis Audiat, lui, évoque son parcours mouvementé, marqué par des conflits et un déclin démographique. Ces approches, combinant archéologie, histoire et critique artistique, révèlent une œuvre à la fois technique et symbolique, dont la durabilité témoigne de son importance culturelle.
Citations sur “Brou”
Charles-Jules Dufaÿ, Dissertation sur de nouveaux documents trouvés dans les archives du département du Nord… (1847)
“ Si nous n'avions vu, comme l'auteur des Recherches historiques et archéologiques de Brou, qu'une construction de style flamand transplantée de Bruges ou de Gand, en Bresse, nous eussions pu, peut-être, nous ranger de son avis sur la question de savoir à qui est due la conception des plans de l'église de Brou ; mais l'art s'y trouve emprunté de trois nations, et nous voyons là une dernière preuve que Van-Boghem n'a pas été le seul architecte de Brou. Cette église offre l'art italien dans toute sa pureté, l'art français dans toute sa beauté, et l'art allemand dans toute sa richesse. ”
Louis Audiat, Bernard Palissy, étude sur sa vie et ses travaux
“ Voici Brouage, dont le nom, dit-on, vient du celte brou, qui signifie marécage. Fondé en 1555 par Jacques de Pons, après avoir été un boulevard contre les Anglais, avoir eu amirauté, arsenal, hôpital, magasins de vivres, siège royal, bureau des fermes, cure et couvent, Brouage n’est plus même une commune. La centaine d’habitants qui y végète encore achève d’y mourir de fièvre et d’ennui. Déjà, au temps de Palissy, la ville avait beaucoup souffert de la soif en 1570, lorsqu’elle fut attaquée par les protestants. ”
