Léon Bruys d'Ouilly

Résumé

Léon Bruys d'Ouilly L'Église de Brou : poème (1835)

Des arts l'homme peut-il dépasser la limite ?
Non, non: c'est toi, sans doute, ange de Marguerite, C'est toi qui, parmi nous retrouvant une sœur, Et voulant accomplir le doux vœu de son cœur, As dirigé la main, as réchauffé les veilles Du sublime artisan de toutes ces merveilles.
U ne femme!. Approchons, c'est elle ! la voilà.
Marguerite d'Autriche ! immobile, elle est là.
Comme son front est noble ! oh ! quel charme pudique Dans les attraits cachés sous sa blanche tunique, Dans son œil demi-clos qui, pur comme le jour, Semble jeter encore un doux reflet d'amour !
Source : Gallica

Léon Bruys d'Ouilly L'Église de Brou : poème (1835)

Trois siècles ont passé, depuis l'heure fatale Où ce marbre a reçu ta dépouille royale, Et de ton existence il ne nous reste plus Qu'une froide poussière, un souvenir confus.
Toi, Marguerite, toi, sa compagne chérie, Dont Le cœur était fait d'amour, de poésie, Te voilà : mais l'amour ne viendra plus sans bruit De ses songes dorés te bercer dans ta nuit.
Ta voix, comme le son des harpes d'Eolie , Murmurait doucement ; elle est évanouie ; Tes chants sont oubliés, tes chants qu'on admirait De nous charmer encore ont perdu le secret.
Tout change, tout périt.
Source : Gallica

Léon Bruys d'Ouilly L'Église de Brou : poème (1835)

Celui qui s'apprête le mieux à rompre la tradition est Michel-Ange; il fait dans l'art ce que Luther fait dans le dogme.
Du bloc informe du passé, il tire des formes que l'humanité n'a jamais entrevues. Du chaos de toutes les choses croulantes, il fait sortir un monde de géans qui ouvrent le seuil de l'avenir. Ses statues du Jour, de la Nuit, du Crépuscule, de l'Aurore, sont des créatures d'un nouvel univers. Ce n'est ni l'antiquité, ni le moyen-âge, ni le paganisme, ni le christianisme; c'est la représentation grandiose d'un monde futur
Source : Gallica

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