Edouard Castellan, Le monument de Molière
“ Il en est dont l'éclat, sur leur siècle épandu, Dans la postérité s'est encore étendu ; Qui résument en eux, dans leur œuvre profonde, Une face de l'homme, un des côtés du monde: Deux surtout, nobles cœurs, différents, mais égaux, Que notre amour dérobe à l'ombre des tombeaux. Entre vos piédestaux gardez votre distance, Mais soyez à jamais vénérés de la France, Vous, Fénélon, reflet de la Divinité, Toi, Molière, incarné dans notre humanité ! D'un hommage tardif honorant sa mémoire , Naguère, à Fénélon nous avons rendu gloire ; Lève-toi, grand Molière ! aujourd'hui c'est ton tour. ”
