Résumé

N. Couturier Épître aux muses prononcée à la séance d'inauguration du musée de Chalon-sur-Saône… (1867)

Sans cesse on voit grandir sous la main du génie Cet art qui vous désole et que le Ciel renie, Que maudit soit le jour où du fond des enfers Il apprit aux humains à se forger des fers !
Quoi ! si la barbarie a tout réduit en cendre, Faut-il que le bon droit ne sache se défendre ?
Muses, ainsi que vous le sage aime la paix, Mais, la guerre, oui la guerre offre aussi des attraits, Rien ne peut résister à la voie qui nous crie Si fortement au cœur : Amour pour la patrie !
Source : Gallica

N. Couturier Épître aux muses prononcée à la séance d'inauguration du musée de Chalon-sur-Saône… (1867)

Son regard n'est-il pas la terreur des méchants, De même qu'il est doux et serein pour le sage ?
De la divinité reconnaissez l'image ; Que l'univers entier s'incline à son aspect Consterné d'épouvante ou saisi de respect.
Ah ! si le monde un jour moins crédule ou frivole Devant un Dieu plus juste abandonna l'idole, S'il renversa partout les antiques autels, Les chefs d'œuvres des arts sont restés immortels, Et les peuples futurs, jusques aux derniers âges Admireront encor ces sublimes ouvrages Dont les pompeux débris recueillis avec soins Seront des temps passés les illustres témoins
Source : Gallica

N. Couturier Épître aux muses prononcée à la séance d'inauguration du musée de Chalon-sur-Saône… (1867)

Pardonne, ô Polymnie, à l'amant en délire, Qui sans tes doux aveux, osa toucher la lyre Et d'un doigt inhahile en tirer de vains sons, Lui qui ne sait chanter, bégayer ses chansons ; Quand l'amour des beaux-arts, à défaut de génie, En embrasant son cœur avide d'harmonie, Comme au culte divin murmurait des accords, Il n'a pu, l'indiscret, modérer ses transports.
Pardonne !. Et toi, Chalon, si ces vers (pauvres lignes) , Hommages de mes vœux, s'avisaient (tout indignes) De voler dans ton sein, par hasard, un beau jour, Daigne les agréer comme un accent d'amour
Source : Gallica

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