Louise Colet,
Poésies complètes
“ Il en est encore qui, dans un autre ordre, doivent être, sinon hostiles, du moins indifférents à la poésie : ce sont les heureux de la terre, ceux qui jouissent en réalité des douces choses que le poète regrette ou n’a fait que rêver. S’ils ont des enfants à caresser, un beau ciel à contempler, une passion noble et vraie qui remplisse leur âme, à ceux-là je dirai : Savourez le temps, jouissez de vos loisirs, et ne lisez pas ces tristes rêveurs qu’on appelle les poètes. Quelle poésie vaut la nature ? ”
