Résumé

Alfred Busquet La Nuit de Noël : poème

Ainsi tout se prépare avec soin, terre et ciel,
Pour le jour trois fois saint, trois fois béni — Noël !
C’est l’unique souci de l’immense nature :
Le flot troublé s’arrête, étouffant son murmure,
La source n’a plus soin de couler, et la mer
A désappris le flux et le reflux d’hier.
Les vents sont endormis ; inerte est la colline,
Et la plaine n’a pas de sons que l’on devine.
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Alfred Busquet La Nuit de Noël : poème

L’amour est dans tes yeux ; ce n’est pas sans raison
Qu’on t’appela la Grâce [1] , âme de la maison.
Mon enfant, de nos fers sachons bénir l’empreinte ;
La main qui donne à Dieu pour témoin et garant ;
Et plus la pauvreté nous prend dans son étreinte,
Plus nous devons donner. — Le pauvre est un parent.
Ne mesure jamais ton aumône avec crainte.
Le laboureur qui passe et jette indifférent
Sa graine au ciel, sait-il où va le germe errant ?...
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Alfred Busquet La Nuit de Noël : poème

Marie, aux yeux charmants, leur fit cette prière :
« Un peu d’eau, s’il vous plaît, de l’eau pour mon enfant.
— Arrière ! a dit le Roi ; puis, étendant la main :
À l’horizon, là-bas, suivez votre chemin ;
Vous trouverez de l’eau sans faute. Bon voyage ! »
Or cette eau, mes amis, n’était rien qu’un mirage.
Mais voici que Jésus, qui n’avait pas un mois,
Dit à ces mécréants maudits, à haute-voix :
« Sois raillé par le monde ainsi, peuple éphémère,
» Et que ta nation ne soit plus que chimère ! »
Ce peuple que Jésus chassait avec mépris,
Ce peuple vagabond, ce sont les Zingaris.
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