Aimé Giron,
Le sabot de Noël : légende
(1863)
“ La lune quelquefois se montre derrière les nuages. — Où sommes-nous ? où sommes-nous ? — Enfants, n'ayez point peur. Voici le chemin bordé de saules. Les saules n'ont plus de feuilles et leurs branches brillantes de givre au clair de la lune frissonnent comme si elles avaient froid. Les troncs forment des visages noirs semblant s'avancer sur la route pour voir qui passera. — Car, la nuit de Noël, on voit monter les âmes des vieux qui meurent, descendre les âmes des jeunes qui naissent, aller et venir les anges gardiens s'envolant rapporter à Dieu ce que font et pensent leurs protégés. ”
