Élie Maire, Anne de Guigné (1911-1922) : une petite sainte (1948)
“ Anne, elle, ne stipule aucune restriction. Elle se dépossède, comme à cœur joie, de ses plus beaux joujoux, « les moins abîmés », pour se contenter des rebuts. Mieux encore, elle se renonce elle-même, tâche certes combien plus coûteuse! On la verra se raidir pour ne pas se disculper devant le reproche cruel d'un mensonge qu'elle n'a pas commis, elle qui ne ment jamais. Qu'on l'ait oubliée, méconnue. peinée, elle ira jusqu'à s'en réjouir. N'est-ce pas Dieu qui l'a permis? Et Nénette préfère à toute autre chose le vouloir divin. ”
