Résumé

Élie Maire Anne de Guigné (1911-1922) : une petite sainte (1948)

Anne, elle, ne stipule aucune restriction. Elle se dépossède, comme à cœur joie, de ses plus beaux joujoux, « les moins abîmés », pour se contenter des rebuts.
Mieux encore, elle se renonce elle-même, tâche certes combien plus coûteuse!
On la verra se raidir pour ne pas se disculper devant le reproche cruel d'un mensonge qu'elle n'a pas commis, elle qui ne ment jamais.
Qu'on l'ait oubliée, méconnue. peinée, elle ira jusqu'à s'en réjouir. N'est-ce pas Dieu qui l'a permis? Et Nénette préfère à toute autre chose le vouloir divin.
Source : Gallica

Élie Maire Anne de Guigné (1911-1922) : une petite sainte (1948)

En compagnie de son frère et de ses sœurs, Jacques, Madeleine, Marie-Antoinette, parmi ses petites compagnes d'occasion, avec ses bonnes, Anne poussait l'amour-propre jusqu'à la violence, jusqu'à l'entêtement, jusqu'à la jalousie.
Et voici que, à dater de « la conversion », conversion stimulée, comme pour une grande personne, s'il vous plaît, par l'aiguillon de l'épreuve, l'orpheline semblera fixée dans le désir du bien.
Source : Gallica

Élie Maire Anne de Guigné (1911-1922) : une petite sainte (1948)

Elle dessine sur du vélin une hostie nimbée de rayons lumineux et dominant un calice. Au-dessous, elle trace cette imploration de vierge fervente :
« Petit Jésus, gardez mon cœur tout à vous. »
Ou cette inspiration de chérubin :
« O Jésus, dans la petite hostie, comme je Vous aime! »
Elle compose un cantique aux termes duquel
la douce Madone est sollicitée de consentir à lui « prêter, rien qu'une seconde », son tendre Jésus, le temps pour elle « de baiser les pieds divins et de le recevoir dans ses bras ».
Source : Gallica

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