Résumé

Gustave Gibert Les petits Chinois ou La sainte-enfance au vicariat de Nankin… (1926)

Venez donc voir ce que nous accomplissons ensemble pour la gloire de l'Enfant Jésus. Tandis que vous priez et que vous faites l'aumône, en France, en Europe et en Amérique, nous travaillons, nous, en Chine, grâce à vos prières et à vos aumônes, pour sauver les enfants chinois.
Il en est déjà parti d'ici pour le Ciel des milliers et des milliers. Il en part tous les jours. C'est un
va-et-vient continuel d'Anges invisibles, qui descendent chez nous recueillir les âmes des petites élues, mortes après leur baptême.
Source : Gallica

Gustave Gibert Les petits Chinois ou La sainte-enfance au vicariat de Nankin… (1926)

Alors, c'est une joie dans ce petit peuple, un délire, un déluge de « Merci, merci, Père spirituel »; mais si gais, si spontanés, qu'il y aurait de quoi réjouir le coeur d'un agonisant.
Pendant la matinée entière, on se promène, souvent au hasard, on s'admire, on se félicite et l'on grignote toujours quelque chose.
Ce jour-là, on ne doit ni se quereller, ni maudire, ni se battre, ni travailler, ni faire de cuisine. On réchauffe les aliments cuits les jours précédents ; ce qui est cause que, pour un Européen, en Chine, la pire des cuisines est celle du Ier de l'an.
Source : Gallica

Gustave Gibert Les petits Chinois ou La sainte-enfance au vicariat de Nankin… (1926)

Le Père instruisit son enfant adoptif, voulant faire de ce petit païen un bon serviteur du vrai Dieu. La nature droite et l'esprit ouvert de Cloche d'Or facilitèrent son instruction. Au bout de six mois, il savait ses prières et son catéchisme. Il eut le bonheur d'être baptisé, sous le nom de Vincent.
Cloche d'Or, devenu Vincent Mao, ne cessa, en ce beau jour, qui fut aussi celui de sa première communion, et durant toute sa vie, de penser à la belle Dame qu'il avait vue en rêve verser sur son front la liqueur mystérieuse et fortifiante.
Source : Gallica

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