Résumé

E.-H. Charbonneau Mémoire sur les besoins de la mission du Mayssour… (1853)

Mais donnez-moi de quoi construire une grange, un hangar pour les miens ; et ils tressailleront de joie à l'abri du soleil de l'Inde et des brouillards fiévreux du Mayssour. Vous avez des écoles gratuites à entretenir. Ah ! puissé-je avoir le dernier de ces bons Frères pour instruire mes pauvres enfants! Donnez-moi de quoi loger et nourrir quelques-unes de ces saintes, filles, si nombreuses, si dévouées pour vos malades et vos petits enfants ; elles aussi consentiront à quitter leur belle Patrie, à vivre dans la pauvreté, et à mourir sur une terre étrangère
Source : Gallica

E.-H. Charbonneau Mémoire sur les besoins de la mission du Mayssour… (1853)

Dieu la rend-il mère, son plus bel ornement, le joyau qu'elle quitte le moins , c'est son enfant, qu'elle a sans cesse et partout entre ses bras ; va-t-elle en voyage ou vient-elle à l'église, voyez sur la tête de cette jeune femme une corbeille : dedans, est le pelit bambin, qui, sans liens et sans bandelettes, s'y agite recouvert d'une toile blanche contre les ardeurs du soleil. Le nombre de ses enfants ne l'inquiète point, sa pauvreté même ne la trouble pas.
Source : Gallica

E.-H. Charbonneau Mémoire sur les besoins de la mission du Mayssour… (1853)

Que peut faire un Evêque sans séminaire , sans orphelinat, sans écoles , sans catéchistes , sans catéchuménat pour recevoir les pauvres ouvriers païens qui désirent s'instruire de la religion ; sans un hospice pour retirer les pauvres infirmes, qui , touchés de la grâce et accourus souvent de pays lointains, viendraient recevoir le baptême et mourir en paix ; pour les pauvres malades chrétiens qui gisent sur la terre nue, dans une bulle de paille haute de six pieds et large de huit à neuf, n'ayant pour tout remède qu'un pou d'eau tiède ?
Source : Gallica

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