Résumé

Souvenirs de Chine, par un missionnaire… (1892)

« Je ne serais pas ici, si je n'étais pas juste, » me disait le mandarin de Nan-hiong, comme je le louais malignement de son amour pour l'équité. Et pourtant il avait touché sa part des sommes versées parles accusateurs des chrétiens ; mais en Chine l'habileté fait la justice, et l'honneur consiste à voler adroitement. Tous sont soumis à cette loi inexorable. Seul, le missionnaire catholique, fort de la bonté de sa cause, parvient à faire entendre gratuitement auprès des puissants la voix de la justice et de la vérité.
Source : Gallica

Souvenirs de Chine, par un missionnaire… (1892)

Pour combattre la chaleur qui nous accablait au dedans et au dehors, nous nous arrosions sans cesse la tête et le corps d'eau de mer que l'ardeur du soleil séchait aussitôt. Si le vent était favorable, on faisait voile de tout ce qu'on trouvait sous la main, mais s'il manquait, il fallait recourir à la rame, ce qui doublait nos fatigues. Les provisions s'épuisèrent ; on en vint jusqu'à manger un canard cru, avec ses plumes et ses os.
Source : Gallica

Souvenirs de Chine, par un missionnaire… (1892)

Par une singulière tactique, les Chinois suivent d'abord le tourbillon, puis changent subitement la direction avec le gouvernail et quelques vigoureux coups de rame. S'ils ont pu prendre la tangente, ils sont hors de danger, sinon ils sont entraînés dans un premier cercle, et recommencent la manoeuvre ; au second et au troisième tour, le danger croît; si l'on ne peut alors s'en tirer, la barque tourne avec un effrayante rapidité et finit par s'engouffrer dans le centre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature