Joseph de La Servière

Résumé

Joseph de La Servière Croquis de Chine (1912)

A il heures, procession. Hélas ! une grosse déception assombrit la joie des braves gens du village. Le clou de la fête devait être la présence de la fanfare des ouvriers catholiques du Laodang de Changhai ; jamais Tsangkaleu n'avait eu de fanfare ; quelle face pour Kinkahang ! Mais bien que le temps se soit remis au beau, bien que la bise qui a soufflé toute la nuit ait à peu près séché les chemins, bien qu'un beau soleil illumine drapeaux et tentures, ces messieurs du Laodang ne se montrent pas ; ils ont eu peur du mauvais temps pour eux et pour leurs instruments.
Source : Gallica

Joseph de La Servière Croquis de Chine (1912)

Dans une barque, une pauvre jeune mère est mourante ; couchée à fond de cale, à peine protégée du soleil par une mauvaise natte, elle attend la visite du prêtre, paisible et radieuse ; pour lui porter le saint viatique et lui faire les onctions, le père devra s'agenouiller à côté d'elle ; sa famille, pendant ce temps, chante pieusement le chapelet ; douce fin d'une vie rude et méritoire.
Un charmant petit garçon accourt vers nous sur la berge ; il est vêtu d'une chemise de cotonnade et d'un scapulaire ; les bras et les jambes rose-thé évoluent librement.
Source : Gallica

Joseph de La Servière Croquis de Chine (1912)

Zikawei est un collège purement chinois, où l'on s'efforce de former pour la patrie les hommes que réclament les nécessités de l'heure actuelle. Voilà pourquoi on y aime la France. C'est qu'elle n'est guère connue en Chine que par des bienfaits, et de l'ordre le plus élevé. C'est elle qui nous a conquis la liberté religieuse. Si la ville de Changhai, en particulier, si ces belles campagnes de Zikawei sont aujourd'hui si prospères, c'est qu'aux mauvais jours de ces guerres civiles, qui ont ruiné tant d'autres provinces chinoises, des soldats français ont défendu notre pays
Source : Gallica

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