Résumé

Vie de Mgr Pierre-André Retord… (1859)

Au milieu de mes misères, j'ai le bonheur de pouvoir chaque jour adorer de bien près le bon Maître, qui tous les matins, bien avant l'aurore, descend dans ma cabane; là Jésus naît de nouveau sur un autel de bambou, aussi pauvre que la crèche; quelques Annamites, aussi simples que les bergers, lui rendent leurs devoirs, et un pauvre missionnaire qui n'est point roi, qui n'est point mage, mais qui est aussi venu de bien loin, lui offre le sacrifice de sa vie, dans quelque temps et de quelque manière qu'il lui plaise de la terminer.
Source : Gallica

Vie de Mgr Pierre-André Retord… (1859)

Ces journées, dit encore le saint évêque, sont pour l'âme des journées de vie et de joie, mais elles brisent le corps. Point de repos pendant le jour, ni de sommeil pendant la nuit; on oublie presque de manger; qu'importe! vivent les travaux! avec eux le temps passe inaperçu comme un songe, il fuit avec plus de vitesse que l'éclair, les années finissent lorsqu'à peine on les croyait commencées. Notre vie n'est qu'un souffle.
Source : Gallica

Vie de Mgr Pierre-André Retord… (1859)

Les insurgés eux-mêmes, dans le but d'intimider les mandarins, accréditaient cette fable odieuse et répandaient le bruit qu'ils avaient des évêques à leur tête. La calomnie porta ses fruits. «Il y eut pour nous, dit Mgr Retord, un moment de crainte terrible; ce fut lorsqu'on apprit que les mandarins, égarés par là peur, avaient écrit à la capitale que tous les chrétiens se soulevaient en masse. On s'attendait de jour en jour que le roi donnât ordre d'en faire un massacre général; mais Dieu garda ses enfants. »
Source : Gallica

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