Résumé

Portrait de Eugène Veuillot Eugène Veuillot La Cochinchine et le Tonquin : le pays… (1861)

C'est là, au Tonquin et en Cochinchine, un outrage plus redouté que le supplice le plus cruel; il atteint la famille en lui enlevant toute chance d'avenir et doit peser à jamais sur l'âme de la victime. Les Anglais pratiquent aux Indes un raffinement de ce genre lorsque, forçant un brahmine à toucher du sang avant de l'exécuter, ils le souillent et le condamnent ainsi, d'après ses croyances, à souffrir éternellement.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Veuillot Eugène Veuillot La Cochinchine et le Tonquin : le pays… (1861)

Ming-Vuong voulut juger lui-même les premiers accusés. « Ils étaient au nombre de quarante-un, quatre missionnaires et trente-sept indigènes, tant hommes que femmes; ils furent tous amenés devant le roi, ayant la cangue au cou et les fers aux pieds, dans une grande place qui est devant le palais, où le roi tient sa cour tous les jours de grand matin. Il y avait un monde infini. Chaque prisonnier avait auprès de lui un soldat qui tenait sa cangue d'une main, et de l'autre un sabre levé prêt à frapper au premier commandement du roi. »
Source : Gallica

Portrait de Eugène Veuillot Eugène Veuillot La Cochinchine et le Tonquin : le pays… (1861)

Quand ils voyageaient à pied, le peuple annamite était obligé de les porter en palanquin avec tous leurs bagages, tous les comestibles apprêtés pour leurs repas et des sacs de terre chinoise sur lesquels ils dormaient pendant la nuit afin de pouvoir respirer continuellement la bonne odeur du pays natal... Et messieurs les Chinois affichaient le plus superbe mépris pour les Annamites qui, sous bien des rapports, valent plus qu'eux. On ne saurait imaginer rien de plus sale que la tenue de ces Chinois, rien de plus dégoûtant que leur manière de vivre , rien de plus cynique que leurs moeurs.
Source : Gallica

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