Charles Dallet, Histoire de l’Église de Corée
“ Ce n’est pas peu de chose que de s’arracher d’entre les bras d’une mère, d’un père, de frères et de sœurs qu’on aime et que probablement on ne doit plus revoir. Je l’ai éprouvé, et, si la grâce ne m’eût soutenu, j’eusse infailliblement succombé. Ma mère ne voulait pas me pardonner, et ce ne fut qu’après que je l’en eus conjurée pendant longtemps et que j’eus mêlé mes larmes aux siennes qu’elle se résigna enfin à faire le sacrifice qui déchirait son cœur. J’ai eu la consolation d’apprendre qu’ils sont tous résignés au bon plaisir de Dieu, et qu’ils s’estiment heureux d’avoir fait ce sacrifice. ”
