Résumé

Henri Havret La mission du Kiang-nan : son histoire… (1900)

Ailleurs encore, dans les lacs, ou dans le cabotage du haut Kiang, les Pères se servent de barques de louage que les patrons manoeuvrent avec beaucoup de bonheur et d'audace. Ce n'est point à dire toutefois qu'il y ait pleine sécurité avec eux, non plus du reste qu'avec notre marine plus pacifique des canaux; je connais plus d'un de mes frères qui a pris une pleine eau avec ses pauvres livres, ses chapelles et son catéchiste, dans sa barque chavirée. L'un d'eux, par une bise glaciale de janvier, m'arrivait un jour à Zi-ka-wei, sans bas et les pieds passés dans de simples babouches...
Source : Gallica

Henri Havret La mission du Kiang-nan : son histoire… (1900)

INFIRMERIE. — Ajoutons, comme élément appréciable de notre longévité actuelle, la présence à Chang-hai de nombreux et habiles médecins et la construction assez récente d'une infirmerie installée pour nos missionnaires. Si nos docteurs ne nous guérissent pas tous, ils nous procurent du moins l'enviable honneur de mourir selon la formule. Et notre infirmerie rapporte plus et mieux à nos chers malades : des soins fraternels pour le corps et pour l'âme, rappelant par leur délicatesse, au pauvre exilé, la première famille et la première patrie.
Source : Gallica

Henri Havret La mission du Kiang-nan : son histoire… (1900)

Le boeuf, rare du reste dans nos contrées, jouit en Chine, de par une coutume immémoriale qui a force de loi, de tous les droits à une paisible vieillesse : il n'est pas juste, assure le peuple, que ce fidèle et utile auxiliaire de l'homme des champs qui, peut-être, renferme l'âme d'un de vos ancêtres, tombe victime d'un trépas prématuré. Et c'est pour cette raison que, dans les villes riches et vraiment philanthropes, l'on fonde pour ces dignes bêtes des maisons de retraite pour le temps de leur vieillesse ; il en existe une, par exemple, à Chang-hai, en dehors de la porte du sud.
Source : Gallica

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