Mal de mer

Définition et enjeux

Léon Bonnaud,  L'Apostolat en Haïti, journal d'un missionnaire… (1938)

“ La mer est démontée, ses vagues monstrueuses font de notre beau et grand paquebot une véritable coque de noix. Aussi tout le monde est affaissé : passagers, équipage, garçons de table et de cabine, tous payent leur tribut au mal de mer. Quelle ripaille pour les poissons affamés !
La nuit se poursuit affreuse. Quoi de plus pénible que, le mal de mer ! Comme le mal de dents, il ne tue pas, c'est sûr, mais, comme lui, il fait bien souffrir.
”
Source : Gallica

Portrait de Flora Tristan Flora Tristan,  Pérégrinations d’une paria

“ Ce mal a été décrit tant de fois par les nombreuses victimes qui en ont été torturées, que j’éviterai de fatiguer mon lecteur d’une description nouvelle. Je dirai seulement que le mal de mer est une souffrance qui ne ressemble en rien à nos maladies habituelles : c’est une agonie permanente, une suspension de vie ; il a l’affreux pouvoir d’ôter, aux malheureux qui y sont en proie, l’usage de leurs facultés intellectuelles, et aussi l’usage de leurs sens. Les personnes d’une organisation nerveuse éprouvent les cruels effets de ce mal avec plus d’intensité que les autres. ”
Source : Wikisource

Portrait de Jacques Arago Jacques Arago,  Voyage autour du monde : souvenirs d'un aveugle… (1880)

“ Oh! le mal de mer est, sans contredit, la plus horrible des tortures ! Personne ne vous plaint, ne vous console ; nul ne cherche à vous soulager, et quand le râle des convulsions vous brise et vous tue, vous entendez autour de vous les ironiques éclats de rire des joyeux matelots, qui vous lancent en passant leurs quolibets les plus railleurs, sur la manière ridicule dont vous comptez vos chemises. Dans ces longs moments de poignantes angoisses, toute joie est impossible, tout sentiment de douleur, autre que celui du mal de mer, ne peut vous atteindre ”
Source : Gallica

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