Émile Zola,
Le Ventre de Paris
“ Puis, des souffles puants, des haleines de marée gâtée, passèrent sur lui avec de grandes nausées. Ce fut un détraquement lent, un ennui vague qui tourna à une vive surexcitation nerveuse. ”
La nausée, état de malaise physique ou métaphorique, a traversé la littérature comme une expérience universelle. Émile Zola la décrit comme une surexcitation nerveuse, tandis qu’Anna de Noailles l’associe à la perte d’un être cher, comparé à un navire s’éloignant.
Henri de Noussanne, à travers des récits de naufrages, en fait une métaphore de l’angoisse existentielle. Paul Gauguin, lui, évoque une quête de liberté au-delà de la souffrance. Ces approches, allant du récit réaliste à la poésie symboliste, révèlent la nausée comme un miroir des tourments humains, liés à la mer, au corps ou à l’âme.
Émile Zola,
Le Ventre de Paris
“ Puis, des souffles puants, des haleines de marée gâtée, passèrent sur lui avec de grandes nausées. Ce fut un détraquement lent, un ennui vague qui tourna à une vive surexcitation nerveuse. ”
A. Carlier, Pâquerettes, par M. A. Carlier (1855)
“ L'écume a blanchi le rivage, J'ai vu la voile déferler ; Ma nacelle pendant l'orage, Dites, où voulez-vous aller ? Voyez, la vague vers la nue S'élève et s'abîme soudain. Fuyons cette mer inconnue : Nacelle, nous irons demain. Nous irons, nacelle chérie, Demain quand reviendra le jour ; A deux genoux je vous en prie, De l'aube attendons le retour. La brise enflera votre voile, Et Dieu qui commande au destin, Au ciel fera luire une étoile. ”
Anna de Noailles,
Les Vivants et les Morts
“ Même quand je te vois dans l’air qui m’environne, Quand tu sembles meilleur que mon cœur ne rêva, Quelque chose de toi sans cesse m’abandonne, Car rien qu’en vivant tu t’en vas. Tu t’en vas, et je suis comme ces chiens farouches Qui, le front sur le sable où luit un soleil blanc, Cherchent à retenir dans leur errante bouche L’ombre d’un papillon volant. Tu t’en vas, cher navire, et la mer qui te berce Te vante de lointains et plus brûlants transports. ”
John-Antoine Nau,
Vers la fée Viviane
“ Sous l’effrayante brume lumineuse, Mais un soir la baie apparut, flambante et vide, Sous les grenats et les topazes du couchant. La foule se rua, tumultueuse, hispide, Les bras fous, noire, avec des remous rougeoyants, Vers un long cap, filant loin sur l’eau, hors des passes, — Ne vit que la mer plate et des îles éparses ; Et sa rage brama dans la morne splendeur. Une femme demeurait à l’écart, Femme ou gennia, belle et presque monstrueuse, Avec ses grandes ailes souillées et brisées, Douloureuse et passive, laissée Par le mauvais navire enfui. ”
Jules Lecomte,
Dictionnaire pittoresque de marine
(1835)
“ Qui ne sait que le naufrage, c'est la perte d'un bâtiment qui se brise contre une terre ou un écueil, qui périt en pleine mer, par une voie d'eau ou la fureur d'une tempête?, Nous voudrions citer un de ces événemens, et l'embarras est grand d'en choisir un parmi tant de pages si dramatiques, qu'ont rendues plus poignantes encore les écrivains qui les ont rapportées. ”
Celse, Traité de la médecine en huit livres (1859)
“ La faiblesse de l'estomac s'annonce par la pâleur, la maigreur, les douleurs à l'épigastre, les nausées, les vomissements involontaires, et les maux de tête quand on est à jeun. L'absence de tous ces signes dénote un bon estomac. ”
Henri de Noussanne, Les grands naufrages, drame de la mer… (1903)
“ La femme et les trois filles du vieux marin se multiplient, soignent et réconfortent le naufragé, puis elles revêtent l'enfant inanimé, innocente créature que la mort a laissée jolie, d'un petit costume breton, et l'étendent, toute blanche, sur un lit de parade qu'elles jonchent de fleurs. ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Et ne serait-ce que ton port plus magnifique que celui d’un navire sur la mer, quand il est monté par des pirates, et voici tous les cœurs meurtris par tes prunelles. Et moi, ô mon seigneur, je pris donc l’adolescente claire par la main, et, après avoir protégé avec mon manteau sa nudité, je l’emmenai à ma demeure. Et elle me plut par sa douceur, son silence et sa modestie. Et je sentis combien elle m’attirait par sa beauté étrangère, sa pâleur, ses cheveux jaunes comme l’or en fusion, et ses yeux bleus toujours baissés qui, par timidité sans aucun doute, évitaient toujours les miens. ”
Henri de Noussanne, Les grands naufrages, drame de la mer… (1903)
“ Cette fois, il est sûr que tout va s'abîmer dans les flots. Prise de flanc, l'Arrogante ne résiste pas mieux que debout : elle n'est plus qu'une épave sur laquelle se rue un torrent impétueux et que noie l'averse. - Calez-vous ! Un choc. L'arrière se cabre. La sensation vient à tous que l'on descend, que l'on coule. Où est-on? Que s'est-il passé? Le bateau a touché le fond, et la plage est là, à 600 mètres à peine. Un formidable paquet de mer s'écroule sur l'avant qui disparaît, redressant l'arrière; on dirait que l'Arrogante coule en pointant de sa proue, comme pour plonger. ”
Théodore Hannon,
Au clair de la dune
“ La mer bâille. Ses flots très ennuyés font rage. La vague écume et siffle, échevelant dans l'air Comme un long coup de fouet, sa crinière d'orage, Fouet monstre qu'on croirait effilé d'un éclair. La mer est ce matin, bien sombre, bien austère. Elle a d'étranges voix et de fantasques cris Que, tremblante, redit sa vieille sœur, la terre, Et les échos au loin hurlent, endoloris.... 35 Or, devant cette mer aux farouches fanfares, Je songe à vos yeux noirs, singuliers et profonds, Et terribles comme elle, à vos grands yeux bizarres Qui me tiennent noyé dans leurs gouffres sans fonds. ”
Épictète,
Les Entretiens d’Épictète
“ As-tu examiné à fond quelqu’une de leurs pensées, et t’es-tu fait une conviction à son endroit? Montre-moi comment tu as l’habitude de te comporter sur un bâtiment pendant une tempête. Rappelle-toi ces distinctions, lorsque le vent mugit dans les voiles, et lorsque, pendant que tu cries, un malencontreux, qui est de loisir, s’approche, et te dit: « De par tous les dieux! dis-moi maintenant ce que tu disais hier: Est-ce que le naufrage est un vice, ou se rattache à quelque vice? » ”
“ Flots, ô forêts, ô fleurs folles d’êtres vivantes, et toi, race dorée : ton âme, une fleur belle aussi, vaste, odorante, généreuse, je l’ai désirée comme la seule vengeance ! Me diras-tu ton mystère, un jour ! — Ah ! loin de la ville, peut-être dans le libre rire des pêcheurs dorés ! Ah ! loin de la ville, peut-être dans le libre baiser des amantes dorées, au bord de la mer ! ”
Tristan Corbière,
Le naufrageur
“ Le sort est dans l’eau : le cormoran nage, Le vent bat en côte, et c’est le Mois Noir... Oh ! moi je sens bien de loin le naufrage ! Moi j’entends là-haut chasser le nuage ! Moi je vois profond dans la nuit, sans voir ! ”
Jacques Villebrune, Sonnets mystiques : Les Pays du soleil… (1886)
“ Sur la nacelle aux fins et légers avirons, Dans l'immense Océan nous nous aventurons, Et, droit vers l'infini des mers, notre sillage A fait s'évanouir le fugitif rivage. Muette et sourde, la mer monte peu à peu, Et change en des flots noirs, lugubres, son flot bleu. Emportée en leur dos monstrueux, la nacelle, Ainsi qu'un homme ivre-mort se ploie et chancelle. ”
André Joussain, Anthologie néo-romantique
“ Comme de grands vaisseaux, sur les flots onduleux, Eteignent tour à tour et rallument leurs feux Dont l’horreur des nuits s’illumine, Comme une algue phosphorescente, au fond des mers, Navigue, lustre blême, et fend le cristal vert Où son éclat vivant chemine, Dans le vide effrayant voguent, esquifs perdus, Les univers lactés, mollement suspendus. Et les nébuleuses sans nombre. Leur blancheur, dans l’éther, nage. Et le firmament Est la mer transparente où flottent vaguement Toutes ces méduses de l’ombre. ”
Paulin d' Anglas de Praviel, Scènes d'un naufrage, ou La Méduse… (1858)
“ La mer, en frappant contre la partie inférieure de la montagne, l'avait creusée, le sommet pendant et sans appui visible, menaçait d'ensevelir sous des monceaux de sable ceux qui tentaient un pareil passage, ce danger est peut-être une illusion, mais le malheureux voit dans tout ce qui l'environne des objets de crainte et des instruments de mort. ”
Amand Dubois, La Science populaire. Au bord d'une mare… (1891)
“ Chaque jour , mes amis , des milliers de nacelles exécutent le périlleux voyage : Lorsque le temps est calme , tout s' accomplit au mieux ; et le soir , des danses joyeuses célèbrent l' arrivée des nouveaux venus . Mais quand la mare est couverte de ces innombrables esquifs , et qu' une rafale , souffle de mort , court à sa surface , toute la flotte est submergée , anéantie ; elle sombre dans les profondeurs du gouffre , sans qu' un seul de nos habiles nautonniers puisse échapper au désastre . ”
Henri de Noussanne, Les grands naufrages, drame de la mer… (1903)
“ Un « ah! » d'horreur a couru de l'avant à l'arrière et pénètre jusqu'au fond du navire. Aux écoutilles, des têtes paraissent, noires de poudre, balafrées de blessures sanglantes ; un rictus d'épouvante crispe les traits de ces visages énergiques; le sang bouillant de ces démons se glace. De la dunette de l'Orient, une flamme d'incendie venait de jaillir, et, attaquant le gréement, embrasait les voiles. Le feu était à bord, irrésistible. En un clin d'œil, la lueur fut immense. Elle éclairait la mer; les flots semblaient être une moire pourprée; l'Orient enflammé illuminait la bataille. ”
Victor Hugo,
La Légende des siècles
“ Il a des vagues ; c’est une mer bouillonnant ; Toute la pauvre rose est éparse sur l’onde ; Ses cent feuilles, que noie et roule l’eau profonde, Tournoyant, naufrageant, s’en vont de tous côtés Sur mille petits flots par la brise irrités ; On croit voir dans un gouffre une flotte qui sombre. « — Madame, dit la duègne avec sa face d’ombre À la petite fille étonnée et rêvant, Tout sur terre appartient aux princes, hors le vent. » ”
Ludovic de Vauzelles, Oeuvres poétiques de Ludovic de Vauzelles… (1888)
“ A sillonner la mer on apprend qu'elle est fourbe : Son flot pur, je le sais, cache un lit plein de bourbe, Mille écueils : indolente et folle tour à tour, Et changeant de caprice à toute heure du jour, C'est la femme, — non pas celle de l'Évangile, Qui nourrit un feu pur dans un vase d'argile, Mais celle qui, de glace aux saintes vérités, Entretient dans son coeur le feu des voluptés. ”
Pierre Martin, Mon Naufrage et mes réflexions philosophiques… (1862)
“ Après mon naufrage, grelottant, humide, couché sur la terre où j'étais cloué par les douleurs et la fièvre, je pensais à quoi tient la position d'un homme, je dirai même la réputation, d'un homme, puisque l'une est inhérente à l'autre. ”
Octave Mirbeau,
Lettres de ma chaumière
“ Que de fois, couché sur ces rochers qui plongent dans la mer, sur ces rochers déchirés, calcinés, entaillés sinistrement, creusés en gouffres mugissants et pareils à l’enfer, que de fois j’ai admiré l’admirable et poignant spectacle de cette mer verte, au vert impitoyable et cruel qu’ont parfois les yeux des femmes ! Elle se déploie, immense, infinie et toujours colère, parsemée de récifs qui montrent au-dessus de l’eau leurs têtes noires frangées d’une collerette d’écume. ”
Renée Vivien,
Du vert au violet
“ Tu joueras avec les crabes et tu souriras aux méduses qui brûlent comme des astres. Dans les jardins de la Mer bleuissent de vivantes anémones et, dans ses vergers, les arbres de corail balancent au gré des remous leurs branches rouges. Tu entendras le chant d’amour éternellement inapaisé de la Mer, le chant qui monte vers la Lune, sa lointaine Amante. Car la Mort guérit de tous les souvenirs, et la Mort est très belle dans le lit de la Mer. ”
Fortuné Nancey, Fables et poésies diverses (1852)
“ Envain le ciel est calme et la mer peu profonde, Contre un rescif caché qui peut nous protéger! Comme il sombre et bientôt sous la lame s'abîme, Le vaisseau qui par lui sent son flanc entr'ouvert, Et comme dans le monde aussi, bien que couvert, Chaque pas touche un piège où se prend la victime. C'est pour la jeune fille au trop crédule cœur, Que de ce monde il faut craindre l'entrée, Et craindre la jeunesse aussitôt attirée Par le doux parfum de la fleur. ”
Henri de Noussanne, Les grands naufrages, drame de la mer… (1903)
“ Tournés vers la terre ils sondent le large estuaire pour y deviner un canot, une équipe dévidant une amarre, le signal habituel d'une manœuvre de sauvetage. Ils songent sans doute que la vie est là, à quelques brasses et que, sous leurs pieds, la mort creuse le sable. Hier encore, dans la magie des sites parcourus, l'existence les conviait aux nobles espoirs d'une carrière glorieuse, aux généreux élans de la jeunesse qui se sent forte! Alors l'horizon ne leur offrait que le spectacle d'une nature maternelle et douce, la mer était calme, pure et bleue comme un ciel enchanteur ”
Pétrarque,
Lettres de Vaucluse
“ Jamais nautonier n’a craint un écueil nocturne autant que je redoute maintenant le visage de cette femme, ses paroles qui remuent le cœur, sa chevelure d’or, le collier de son cou de neige, ses épaules légères et ses yeux qui plaisent tout en donnant la mort. ”
John-Antoine Nau,
Au seuil de l’espoir
“ Errant dans les ronciers de trop réelles terres, Traînant ses remords las et ses pensers navrés Sous la menace des nuages bas, cuivrés, N’osant pas plus songer à la neige odorante Des lys, des blancs rosiers de ses amours d’antan Qu’aux divines fraîcheurs de son âme d’enfant, N’a-t-il pas, tout à coup, respiré, — pénétrante. ”
Robertine Barry,
Chroniques du lundi
“ L’impressionnante majesté des eaux se communique aux hommes et aux choses. Une douce paix envahit l’âme, et l’esprit, ballotté tout le long du jour sent un calme délicieux s’emparer de lui et le reposer. Le bateau fend si légèrement les ondes que les gentilles Naïades n’en sont pas troublées dans leurs demeures humides, et continuent à tresser les algues vertes pour en parer leurs chevelures. Une brise caressante comme un souffle effleure notre figure, nos cheveux, nos mains, et j’imagine qu’elle nous murmure mille mots d’affectueuse bienvenue. ”
Sénèque le Jeune,
Tragédies de L. A. Sénèque
“ La Mort, planant sur nous, ouvre sa bouche avide, et déploie toutes ses ailes ; le nautonnier qui, dans sa verte vieillesse, garde les passages du sombre fleuve, n’a plus la force de soulever ses bras, et se lasse à passer la foule innombrable des âmes qui se pressent autour de sa large barque. ”
François Coppée,
Contes en vers et poésies diverses…
(18..)
“ En un jour, a broyé vingt barques sur la côte, Et, parmi tant de deuils dont le pays est plein, A navré cette femme et fait cet orphelin. Le ciel peut être pur, la mer peut être belle, La veuve du marin est sombre et se rappelle L'effroyable tempête où son homme a péri. ”
“ Toute nation a ses récits, ses contes sur la mer. Homère, les Mille et une Nuits, nous ont gardé un bon nombre de ces traditions effrayantes, les écueils et les tempêtes, les calmes non moins meurtriers où l’on meurt de soif au milieu des eaux, les mangeurs d’hommes, les monstres, le léviathan, le kraken et le grand serpent de mer, etc. ”
Jean-Baptiste-Antoine Georgette Dubuisson La Boulaye, Fables et poésies diverses (1857)
“ Soudain dominant le fracas Des flots, des vents et du tonnerre, Le bronze tonne en longs éclats. Le marin frémit. Par l'orage, Sans doute, hélas ! quelque vaisseau Est entraîné vers le rivage. A ce bruit sinistre et nouveau, Qui révèle un péril immense, Un cri perçant part du berceau : Madeleine aussitôt s'élance, L'enfant dormait; mais quelques pleurs Voilaient le bord de ses paupières, Pareils aux perles printanières Que la nuit verse au sein des fleurs. ”
Victor Hugo,
La Légende des siècles
“ Fauve, il détruisit tout, comme on chasse un essaim ; Et la mer fut fatale. Alors le roi sublime Cria : — Tu n’es qu’un gouffre, et je t’insulte, abîme ! Moi je suis le sommet. Lâche mer, souviens-t’en. — Et donna trois cents coups de fouet à l’Océan. Et chacun de ces coups de fouet toucha Neptune. ”
Anna de Noailles,
Les Forces éternelles
“ Avec ce qu’elle a d’âpre, et de pauvre et d’amer. Oui, j’ai goûté le feu, j’ai marché sur la mer, J'ai crié : Lève-toi ! à des têtes penchées, Et ma voix réveillait les morts dans les tranchées. ”
Delisse-Morin, Histoire d'une famille bordelaise… (1882)
“ Bateau, marins et passagers, frémirent à la fois. Et, comme si cette détonation eut été le signal du naufrage, le bateau talonna. On ne peut décrire sans frissonner ces sortes de catastrophes, où la plupart des naufragés meurent engloutis dans ce vaste linceul. Pêle-mêle, les malheureux se jettent ou plutôt sont jetés à la mer, et, alors,. à la grâce de Dieu ! En un clin d'œil, les vagues mugissantes brisent, détruisent, anéantissent tout ce qui semble vouloir leur résister. ”
Edmond Hugues, Alexandre Corréard, de Serres, naufragé de la Méduse
“ La nuit arriva sans que nos espérances fussent remplies ; le vent fraîchit, la mer grossit considérablement. Quelle nuit affreuse ! Les cris des hommes se mêlaient au bruit des flots tandis qu’une mer terrible nous soulevait à chaque instant de dessus le radeau et menaçait de nous entraîner. ”
Paul Féval, Les Belles-de-nuit ou Les Anges de la famille
“ Le bateau glissait le long du courant, et j’entendais le bourdonnement de la Femme-Blanche, qui semblait appeler sa proie. Sait-on ce qui traverse l’esprit d’un homme dans ce diable de pays ?... Je suis un peu poëte, moi !... ”
Henry Fouquier,
Études artistiques : Lettres sur le Salon de 1859…
(1859)
“ Sur des rochers battus par la mer, une femme , d'un profil grec pur et énergique, l'œil dilaté par la terreur, tenant son enfant avec elle , aperçoit au loin un navire en perdition. La passion est bien écrite sur cette physionomie pâlie d'inquiétude. ”
