Pétrarque,
Lettres de Vaucluse
“ Que la fortune ne touche point à mes trésors poétiques et qu’elle respecte mes loisirs dépourvus de tout appareil fastueux. Je n’envie absolument rien, je ne hais personne, je ne méprise personne plus profondément que moi, quoique jusque-là j’aie méprisé tout le monde et me sois élevé au-dessus des astres. Ainsi vont les choses humaines. J’ai maintenant mille preuves de ce que je suis, si mes illusions ne me trompent point. À quoi me sert-il en effet d’avoir étanché un peu ma soif à la fontaine des Muses, si une autre soif plus grande me brûle et me dévore éternellement les entrailles ? ”
