Raymond de Toulouse-Lautrec

Résumé

Raymond de Toulouse-Lautrec Éloge de M. de Voisins-Lavernière (1866)

Un horizon un peu serré, dominé par le vieux château d'Ambres, aux souvenirs chevaleresques ; de riantes échappées sur la plaine et sur les berges escarpées de la rivière : tel était l'asile où M. et Mme de Voisins avaient abrité leur jeune famille.
Quand les villes fermentent et bouillonnent, quand la fureur emporte, souvent plus loin qu'ils n'auraient voulu , des esprits oisifs et inquiets, le désordre s'arrête aux faubourgs. La violence n'a que par exception prise sur les natures rudes, énergiques, mais patientes et sensées des paysans.
Source : Gallica

Raymond de Toulouse-Lautrec Éloge de M. de Voisins-Lavernière (1866)

La révolution est implacable; elle veut marcher toujours. C'est l'avalanche qui broie en une minute l'obstacle, arbre ou rocher, qui l'entrave.
Elle en était venue à regretter, au nom de la liberté, l'homme de génie qui l'emportait à travers l'Europe ; n'importe que sa main fût de fer ;" il la faisait avancer. Elle s'irrita donc de l'étape de quinze années qu'on lui faisait faire, fondit sur la proie qui semblait lui échapper, et la vieille monarchie de dix siècles ne lui résista pas.
M. de Voisins était parmi les vaincus
Source : Gallica

Raymond de Toulouse-Lautrec Éloge de M. de Voisins-Lavernière (1866)

Nous gardons toujours l'empreinte du milieu dans lequel nous sommes nés. Aux influenees vertueuses et salutaires de la famille, vinrent se joindre celles de la ville natale. Comme les individus, les pays ont leur caractère. Celui qui vit naître M. de Voisins est un pays où les convictions sont ardentes et profondes.
La vieille ville, groupée dans une plaine magnifique, autour de sa majestueuse cathédrale, Lavaur, a conservé le sceau d'un passé tragique et brillant. Le temps n'est plus où elle était la plus forte place de guerre
Source : Gallica

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