Résumé

Célestin Auzies Éloge de M. Du Gabé : prononcé en séance publique… (1877)

Me Du Gabé, ce jourlà, célébrait ses noces d'or. Un demi-siècle s'était, en effet, écoulé depuis ses premières armes au barreau; et ceux à qui le hasard favorable permit d'assister à ces débats, pleins d'intérêt et d'émotion, purent se convaincre que, sous les glaces de l'âge, l'éminent avocat avait conservé sa verve et son esprit. Tel nous l'avions connu, tour à tour impétueux, caressant, plein de fine ironie, austère parfois, éloquent toujours, maître dans l'art d'exposer et de passionner les faits, tel il se montra dans cette cause bien digne d'inspirer son talent.
Source : Gallica

Célestin Auzies Éloge de M. Du Gabé : prononcé en séance publique… (1877)

Avec quelle touche énergique, pénétrante, et quelle richesse de détails ignorés, il écrivait" l'éloge de M. Adolphe de Puybusque dont il avait été le conseil et l'ami ! avec quel bonheur d'expression il se plut à retracer la vie si active et si féconde de ce regretté confrère, montrer ce qu'il y avait dans ce noble cœur de dévouement au pays, et dans cette àme d'élite d'amour pour l'indépendance! Il l'aimait, en effet, comme le génie aime la gloire, comme le guerrier aime le bruit des combats.
Source : Gallica

Célestin Auzies Éloge de M. Du Gabé : prononcé en séance publique… (1877)

M. Du Gabé, désormais, pouvait marcher librement, sans autre guide que ses propres inspirations dans la voie d'indépendance qu'il s'était ouverte à force de franchise. Mais ce ne fut là qu'un succès éphémère. De graves événements ne lui permirent pas même d'en goûter les premiers fruits. Bientôt la révolution reprit sa marche et renversa , soudain, en un jour d'orage et de surprise, les libres institutions à l'abri desquelles, pendant dix-huit années de calme et d'un repos qui ne fut pas sans gloire, la France avait vécu tranquille et respectée.
Source : Gallica

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