Résumé

La cinquantaine de Me Rousse : hommage et souvenir (1888)

“ On n'est pas impunément un grand talent et un grand homme de bien. Il arrive une heure où les plus respectables résistances de la modestie, où les plus farouches pudeurs d'une âme délicate sont condamnées à
souffrir la violence de l'éloge. En vain M. Rousse a essayé de se dérober; nous l'avons fait prisonnier, nous le tenons, et il faut qu'il entende ce que le cœur du Barreau tout entier a besoin d'exprimer.
Ce que nous honorons, et ce qui nous honore tous en lui, c'est l'alliance d'un grand talent et d'un noble caractère.
”
Source : Gallica

La cinquantaine de Me Rousse : hommage et souvenir (1888)

“ Me Rousse est, en effet, de ceux que la mêlée des partis n'a point diminués. S'il consacre de préférence sa parole et sa plume aux proscrits, il a plaidé pour eux au nom du droit, et les ardeurs de la passion n'ont jamais altéré son jugement. Dans une société où tant d'ambitions s'agitent, il est resté l'homme du devoir, et sa vie s'achèvera dans la pratique et le culte des grandes choses. L'idéal d'honneur qu'il s'est tracé ne s'obscurcira jamais devant ses yeux. ”
Source : Gallica

La cinquantaine de Me Rousse : hommage et souvenir (1888)

“ Le Barreau avait décerné à M. Rousse le suprême honneur. Il ne pouvait plus rien faire pour lui, qu'attester sa persistante affection et sa profonde reconnaissance.
L'Académie française s'est jointe à nous. Elle a affirmé par ses suffrages que nous avions raison de placer bien haut dans notre estime ce grand cœur et ce charmant esprit, cet orateur à la voix émue et vibrante, et cet écrivain au style élégant et nerveux.
”
Source : Gallica

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