Ordre des avocats

Définition et enjeux

Henry Bonfils Traité élémentaire d'organisation judiciaire… (1885)

L'ordre des avocats n'est ni une corporation, ni un corps politique. C'est une libre et volontaire association, où toute personne peut être admise, dès qu'elle a le titre d'avocat, mais avec le consentement des chefs de l'ordre. Celui-ci embrasse dans sa généralité tous ceux qui exercent la profession d'avocat : mais, en réalité, on distingue autant d'ordres ou de barreaux qu'il y a de cours d'appel et de tribunaux de première instance, excepté pour les tribunaux qui siègent au chef-lieu d'une cour d'appel : ils ont alors le même barreau que la cour.
Source : Gallica

Jean-François Fournel Histoire des avocats au Parlement et du barreau de Paris depuis S. Louis jusqu'au 15 octobre 1790s… (1813)

L'individualité des avocats en est le moindre objet. C'est en masse qu'ils sont considérés et sous leur rapport avec le ministère, le parlement, le clergé, la législation, les officiers ministé- riels, etc.
II. Cette histoire embrasse l'espace qui s'est écoulé depuis Saint-Louis, en 1250, jusqu'en 1790, c'est-à -dire, cinq cent quarante ans divisés en dix époques.
Or, il y a peu de ces époques où l'on ne voie l'ordre des avocats figurer avec plus ou moins d'éclat.
Ce qui s'explique aisément par la nature
même des fonctions de l'avocat et les ta- lents qu'elles supposent.
Source : Gallica

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