Résumé

Émile Bos Les avocats aux conseils du roi… (1881)

« Hé ! laissez » donc tranquilles ces pauvres innocents ! » disait-il à Saucourt.
Il n'y a pas eu deux degrés de juridiction dans le procès LallyTollendal. En vertu de lettres patentes, la Grand'Chambre du Parlement de Paris a été, tout à la fois, juge de première instance et d'appel ; elle était composée, suivant les usages de tous les Parlements, des magistrats les plus anciens, par conséquent les plus âgés et les moins passionnés ; nous ne pensons pas que jamais corps judiciaire ait poussé plus loin la passion, le mépris des formes légales et des droits de l'humanité.
Source : Gallica

Émile Bos Les avocats aux conseils du roi… (1881)

En étudiant les lois elles-mêmes, on voit qu'avant le règne de Louis XVI, qui abolit la sellette, la question préparatoire et l'exécution immédiate, plus la France avançait dans l'histoire, plus elle reculait en fait de législation criminelle. Les règnes de François Ier et de Louis XIV, si grands, si beaux, les plus beaux certainement quand on ne considère que la littérature et les arts, ont été les plus durs aux justiciables, ce qui équivaut à dire aux petits.
Ces deux rois sont responsables des lois criminelles de leur époque; c'est une œuvre qui leur appartient, qu'ils ont signée.
Source : Gallica

Émile Bos Les avocats aux conseils du roi… (1881)

Avant de faire connaître son origine et ses transformations successives jusqu'à la Révolution, nous ne croyons pas hors de propos de rechercher par suite de quelles vicissitudes le Conseil d'Etat et la Cour de cassation se sont dégagés, l'un et l'autre, du Conseil du Roi, qui résumait en lui l'unité judiciaire de l'ancienne France.
Comme l'unité territoriale et législative, l'unité judiciaire est née du triomphe de l'autorité royale sur la féodalité.
Source : Gallica

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