Prévôté

Définition et enjeux

Portrait de Alfred Nettement Alfred Nettement Suger et son temps (Nouvelle édition revue… (1867)

Une obédience ou une prévôté, car ces deux noms signifiaient la même chose, était ordinairement un établissement agricole qui avait pour fermier un moine vivant avec toute la liberté des séculiers ; en d'autres termes, une obédience était un moyen de désobéir à la règle. Le prévôt ou l'obédiencier vivait au milieu d'un nombreux domestique qu'il dirigeait ; il vivait seul, ou il avait avec lui deux ou trois frères.
Source : Gallica

Pierre Soudan En Haute-Savoie au tournant de l'autre siècle (1996)

C'était là un témoignage de sa délicatesse car, comme tous ses confrères, il espérait que la prévôté serait déférée à l'archidiacre Poncet « qu'un demi-siècle de mérite, d'éminents services rendus au diocèse, ses vertus, ses palmes de docteur et des titres de tous genres appelaient naturellement à cette dignité. Cette attente universelle et si bien motivée ne se réalisant pas, le chapitre se promet les mêmes avantages du dévouement et des précieuses qualités du nouvel élu s'il consent, comme il l'en prie, à succéder à saint François de Sales dans la stalle de prévôt ».
Source : Gallica

Henri Beaune Introduction à l'étude historique du droit coutumier français jusqu'à la rédaction officielle des coutumes… (1880)

Dans les terres en l'obéissance le Roi, des officiers particuliers nommés prévôts ou baillis étaient chargés de percevoir les revenus domaniaux, à l'imitation des officiers établis dans le même but par les seigneurs sur leurs fiefs. La perception de ces revenus soulevant de fréquentes questions litigieuses, Philippe-Auguste ordonna par son testament de 1190 que les prévôts établiraient dans chaque prévôté quatre prud'hommes, six à Paris, pour les aider à résoudre les procès qui leur seraient soumis.
Source : Gallica

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