Résumé

Amédée Trouillard Glossaire du droit françois, contenant l'explication des mots difficiles qui se trouvent dans les ordonnances des roys de France… (1882)

L'égalité absolue entre les enfants, sans distinction d'âge ni de sexe, régissait les successions en vilenage ; tandis que, pour les successions nobles, l'aîné des enfants mâles avait droit à une part privilégiée. Le seigneur pouvait bien, de son vivant, partager sa baronie entre ses enfants; mais, s'il mourait sans avoir fait ce partage, l'aîné des fils prenait d'abord le « chief manoir, » c'est-à-dire le fief principal.
Source : Gallica

Amédée Trouillard Glossaire du droit françois, contenant l'explication des mots difficiles qui se trouvent dans les ordonnances des roys de France… (1882)

L'affranchissement se faisait du temps de Saint-Louis, par des lettres dans lesquelles le seigneur attestait qu'il avait affranchi son homme de corps ; qu'il le franchissoit et manumettait, lui et ses hoirs nés et à naître, et toute la postérité d'iceux jusqu'à l'infini. Les affranchissements n'avaient lieu que rarement, parce qu'il était défendu à tout seigneur de diminuer la valeur de son fief.
Source : Gallica

Amédée Trouillard Glossaire du droit françois, contenant l'explication des mots difficiles qui se trouvent dans les ordonnances des roys de France… (1882)

Comme l'homme libre, qui pouvait perdre sa liberté en résidant sur les terres d'un seigneur pendant un an et un jour, l'étranger ou aubain, venu d'un autre royaume ou même d'un autre fief, se voyait, après l'an et jour, privé de sa liberté et acquis au seigneur ou au roi.
Dans l'antiquité païenne, l'étranger n'avait aucun droit, et l'esclavage était sa condition. M. Ch. Giraud a fait remarquer qu'au moyen âge, on peut dire des aubains comme des serfs, qu'ils sont des esclaves affranchis.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature