Résumé

Jacques Potier Coutumes générales et locales du païs et duché de Bourbonnois… (1780)

Ce qui sait la difficultés c'est l'exemption passive de la dîme. On convient bien, ainsi qu'il vient d'être dit, de la prescriptibilité d'une dîmerie, ou de partie d'icelle, par la possession d'un droit actif. Mais en est-il de même d'un simple affranchissement, d'une simple exemption passive ? & un particulier, possesseur de quelques héritages dans détendue d'une dîmerie laique, peut-il objecter au décimateur laïc, qu'il est en possession immémoriale de ne point payer la dîme des fruits sur ses héritages ? Le sentiment commun est qu'il ne le peut pas.
Source : Gallica

Jacques Potier Coutumes générales et locales du païs et duché de Bourbonnois… (1780)

Non-seulement les héritiers du donateur sont tenus en ce cas de remettre au donataire les choses données, mais ils sont de plus obligés à la garantie desdites choses données. A la vérité, selon le droit romain, le donateur n'est pas obligé à la garantie des choses données, s'il n'y a clause expresse, ou si la donation n'est rémunératoire ou onéreuse : de maniere que s'il se trouve avoir donné ce qui n'étoit pas à lui, croyant de bonne foi en être le maître, il est déchargé de la garantie, parce qu'il est présumé qu'il n'a entendu exercer la libéralité que de son bien propre.
Source : Gallica

Jacques Potier Coutumes générales et locales du païs et duché de Bourbonnois… (1780)

Dans le cas de la séparation d'habitation, ordonnée par la faute du mari, sur la demande de la femme, le mari doit rendre les biens à la femme avec le partage de la communauté si elle l'accepte ; car quand la séparation de biens vient seulement en conséquence de celle de corps, la femme peut accepter la communauté, ou y renoncer.
Source : Gallica

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