Douaire

Définition et enjeux

Pierre B. Boucher,  La Science des négocians et teneurs de livres… (1803)

“ Le douaire est un avantage que la femme prend sur les biens de son mari prédécédé, et qui lui est accordé pour lui procurer une subsistance honnête. Le douaire peut être stipulé par les parties, et c'est ce qu'on appelle douaire préfix, ou douaire conventionnel.
(b) Les conventions matrimoniales sont celles qui sont portées par contrat de mariage, qui servent de loi à la famille, et auxquelles les époux ne peuvent déroger.
”
Source : Gallica

Jean Schmitz,  Le douaire coutumier à partir du XIIIe siècle et sa suppression… (1900)

“ Renusson, Traité des Douaires, ch. 4, n° 5, soutient que quand le douaire préfix est énorme, portant par exemple sur l'usufruit de tous les biens du mari, il doit être assimilé à une donation, donc soumis à l'insinuation.
honorifiques attachés à une terre : Jura honorifica non sunt in frue tu. La douairière ne peut prétendre les exercer comme étant des revenus de l'héritage soumis à son douaire, car comme le dit fort bien Pothier, le revenu ne s'entend que de l'utile, non de l'honorifique.
”
Source : Gallica

Philippe-Antoine Merlin,  Répertoire universel et raisonné de jurisprudence… (1812-1825)

“ Il en serait autrement , si elle n'avait l'exercice du fief que par. composition avec l'héritier pour lui tenir lieu d'un Douaire préfix ; elle pourrait être regardée alors comme une fermière ; et les droits de franc-fief concerneraient le propriétaire, tout comme c'est lui que concernent la foi et hommage , ainsi que le relief ou rachat, dans le cas même où la jouissance du fief fait le vrai Douaire de la femme. Voici comme s'en explique l'art. 40 de la coutume de Paris : La femme douairière n'est tenue , pour son Douaire , faire la foi et hommage , ni payer aucun relief ni profit ”
Source : Gallica

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