Résumé

Charles Ginoulhiac Histoire du régime dotal et de la communauté en France… (1842)

Nous avons déjà remarqué que le Morgenyabe et le droit de succession ou de participation n'existent pas simultanément en faveur de la femme, dans la plupart des lois barbares. Ainsi, dans celle des Saxons (1) la femme a droit à la moitié des acquêts faits pendant le mariage, s'il y a des enfants; s'il n'y en a pas, elle n'a droit qu'au Morgengabe, s'il lui en a été constitué un, et l'on doit entendre la loi ripuaire en ce sens, que la femme prend, outre sa dot, le tiers des acquêts, ou le Morgengabe (2) .
Source : Gallica

Charles Ginoulhiac Histoire du régime dotal et de la communauté en France… (1842)

Qu'on proclame avec les vieux Romains l'omnipotence absolue du père de famille et la manus de l'épouse; alors il ne sera plus question des droits de celle-ci pendant le mariage, et la seule loi qui régira la personne comme les biens sera celle de la puissance. Que cette puissance ne soit au contraire qu'une simple tutelle, ou même qu'elle se réduise à l'autorité morale que confère au mari sa qualité de chef de l'union conjugale et de la famille, l'épouse et les enfants pourront avoir sous cette autorité des droits propres, indépendants de ceux du père.
Source : Gallica

Charles Ginoulhiac Histoire du régime dotal et de la communauté en France… (1842)

La communauté se compose de tous les biens des époux, sans distinction entre les meubles et les immeubles, les biens acquis et les propres ; mais elle ne commence qu'à l'entrée dans le lit nuptial, ou après l'an et jour.
Elle ne forme ni une masse, comme la société des Romains, ni une personne juridique distincte des deux époux, et l'opinion qui admet l'une et l'autre n'a pas de fondement dans le droit, suivant la plupart des auteurs modernes, quoiqu'on la trouve consacrée dans quelques statuts (2) .
Source : Gallica

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