Paul Pont, Traité du contrat de mariage et des droits respectifs des époux relativement à leurs biens… (1865-1869)
“ Est-ce assez pourtant que la femme qui s'est dévouée aux soins du ménage, qui a sacrifié sa jeunesse et sa beauté aux douleurs et aux soins de la maternité, reprenne simplement la dot qu'elle a apportée au mari, et dont les revenus ont pu enrichir ce dernier? Non, sans doute. L'équité dit clairement qu'à la dissolution du mariage la femme doit trouver autant que possible, dans une augmentation de fortune, un équivalent de ses soins et de ses sacrifices, et que la loi ne doit pas, à cet égard, s'en remettre à la reconnaissance des maris, quelquefois peu justes, et plus souvent imprévoyants. ”
