Résumé

Paul Pont Traité du contrat de mariage et des droits respectifs des époux relativement à leurs biens… (1865-1869)

Est-ce assez pourtant que la femme qui s'est dévouée aux soins du ménage, qui a sacrifié sa jeunesse et sa beauté aux douleurs et aux soins de la maternité, reprenne simplement la dot qu'elle a apportée au mari, et dont les revenus ont pu enrichir ce dernier? Non, sans doute. L'équité dit clairement qu'à la dissolution du mariage la femme doit trouver autant que possible, dans une augmentation de fortune, un équivalent de ses soins et de ses sacrifices, et que la loi ne doit pas, à cet égard, s'en remettre à la reconnaissance des maris, quelquefois peu justes, et plus souvent imprévoyants.
Source : Gallica

Paul Pont Traité du contrat de mariage et des droits respectifs des époux relativement à leurs biens… (1865-1869)

Toutefois, si la femme venait à être reconnue non propriétaire de l'immeuble aliéné en remplacement duquel le remploi a été effectué, par exemple si les acquéreurs de l'immeuble aliéné avaient été évincés par le véritable propriétaire, il est évident que l'acceptation du remploi ne devrait pas avoir pour effet de conférer un propre à la femme. Dès qu'il n'y avait pas de propre à remplacer, il ne peut y avoir de propre de subrogation : l'immeuble acquis et primitivement destiné au remploi, devient, par la force même des choses, un conquêt de communauté.
Source : Gallica

Paul Pont Traité du contrat de mariage et des droits respectifs des époux relativement à leurs biens… (1865-1869)

Quand une chose est sujette à cette incertitude et qu'il est en la liberté des parties d'exécuter un contrat ou de ne l'exécuter pas, il est vrai de dire qu'il n'y a pas de contrat jusqu'à ce que les parties se soient lié les mains par une acceptation ou exécution formelle, qui ne peut plus être faite ici, où les choses ne sont plus entières, à cause de la dissolution de la communauté, qui acquiert droit à chacun.
Source : Gallica

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