Résumé

Portrait de Auguste Ravez Auguste Ravez Traité de la société d'acquêts… (1881)

L'acceptation par la femme de la société d'acquêts ne peut avoir pour résultat de rendre définitive une aliénation qu'elle n'aurait pas le droit de consentir directement. Mais la question devient extrêmement délicate lorsque la communauté est dissoute par le prédécès de l'un des époux. Ne serait-on pas fondé à dire qu'en acceptant la communauté la femme renonce au droit qu'elle avait de critiquer l'aliénation, de même qu'elle y renonce en acceptant purement et simplement la succession de son mari débiteur de la garantie, lorsqu'elle est mariée sous le régime dotal pur et simple ?
Source : Gallica

Portrait de Auguste Ravez Auguste Ravez Traité de la société d'acquêts… (1881)

Que décider, dans le cas où la cession est consentie par une personne autre qu'un ascendant en payement de ce qu'elle doit à l'un des époux? Il faudra, suivant nous, rechercher le véritable caractère de l'acte. Si l'opération est à titre onéreux, l'immeuble ainsi acquis, quoique avec des deniers ou une créance propre, n'en tombe pas moins dans l'actif social, s'il n'y a pas eu remploi ; mais l'époux aura, lors de la dissolution de la communauté, le droit de réclamer le montant de son apport.
Source : Gallica

Portrait de Auguste Ravez Auguste Ravez Traité de la société d'acquêts… (1881)

Que décider sous l'empire de notre Code si le mari a vendu un héritage propre de sa femme sans son consentement, par exemple un de ses paraphernaux?
Si la femme renonce à la communauté, elle a incontestablement le droit de revendiquer son héritage pour le total ; car, par sa renonciation, elle est censée n'avoir jamais été commune; les actes faits par son mari, la vente consentie par celui-ci, ne lui sont pas opposables; elle y est étrangère.
Source : Gallica

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