Droit de créance

Définition et enjeux

Édouard Croisille De l'In integrum restitutio ob dolum"… (1882)

Si on reconnaissait au préciputaire un droit de créance, on dirait : s'il réclame un corps certain, il en est devenu propriétaire sous condition, en même temps que créancier conditionnel, et ce droit met un obstacle à toute atteinte du chef des créanciers, car si la condition se réalise, le bien sur lequel porte le préciput sera réputé avoir toujours été un propre. S'il a droit à une quantité, il en est créancier et doit venir en concours avec les autres créanciers, limitant leurs droits par le sien.
Source : Gallica

Louis Josserand Cours de droit civil positif français… (1938)

Exemple de droit de créance : le droit au remboursement d'une somme prêtée. Le prêteur est créancier de l'emprunteur, tant pour le remboursement du capital que pour le service des intérêts; mais il ne peut se prévaloir de son titre de créancier et du contrat intervenu, que vis-à-vis de son débiteur, l'emprunteur (et de ses héritiers) . Pour toutes autres personnes, pour des tiers, le prêt intervenu est sans réalité; tout se passe dans le cercle des parties contractantes et, après elles, de leurs héritiers
Source : Gallica

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