Albert-Sigismond Glandaz

Albert-Sigismond Glandaz Faculté de droit de Paris. Du Droit de gage et d'hypothèque… (1859)

La première condition de l'existence du droit accessoire de gage ou d'hypothèque, est l'existence d'un droit principal. Or, nous l'avons dit plus haut, ce droit ne peut être qu'un droit d'obligation. Notre principe est donc : le droit de gage ou d'hypothèque suppose l'existence d'une créance et ne peut être conféré qu'au créancier. Comment, en effet, concevoir une garantie sans droit principal, ou, si ce droit existe, garantir son exécution à une autre personne qu'au titulaire même de ce droit, auquel seul doit profiter cette exécution (1) ?
Source : Gallica

Albert-Sigismond Glandaz Faculté de droit de Paris. Du Droit de gage et d'hypothèque… (1859)

Sans doute, l'obstacle à la validité du gage, le défaut de propriété chez l'obligé, a disparu; mais cela n'est pas suffisant. Ce n'est point en effet par une confirmation après coup d'un acte nul dans le principe qu'il faut autoriser l'action : l'action ne repose que sur des considérations d'équité ; elle est accordée parce qu'il serait inique de voir le débiteur qui a engagé la chose d'autrui, arguer de son mensonge pour repousser le créancier qu'il a trompé. Or, l'héritier est ici à l'abri de tout reproche. De plus, pour constituer les droits réels, il faut le consentement du propriétaire
Source : Gallica

Albert-Sigismond Glandaz Faculté de droit de Paris. Du Droit de gage et d'hypothèque… (1859)

Quel est le but et l'effet principal du contrat de gage ou de la convention d'hypothèque ? est-ce de créer un lien d'obligation par l'accord des parties? Nous ne sommes plus ici d'une manière absolue dans la matière des obligations. Bien que le contrat de gage engendre des obligations personnelles, il s'agit surtout d'un droit existant déjà, et que l'une des parties veut transporter à l'autre, si non complètement, au moins sous certains rapports.
Or, la raison, formulée dans un principe célèbre, exige que celui qui veut transférer à autrui un droit sur une chose, ait lui-même ce droit.
Source : Gallica

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