Abdel Kader Marzouk

Résumé

Abdel Kader Marzouk L'action oblique en droit comparé… (1936)

La loi doit faire un juste départ entre les intérêts du créancier et la dignité du débiteur. Que le premier puisse exercer les actions du second toutes les fois que le débiteur s'abstient par fraude, par négligence, par insouciance. Il n'y a là aucune difficulté. Même si son inaction est basée sur des considérations morales, elles doivent céder devant l'équité. Pourrait-on admettre qu'un homme endetté refusât une succession dont le montant servira à payer ses dettes, pour permettre à un parent, même proche, d'avoir une situation aisée, de ne pas changer son train de vie ?
Source : Gallica

Abdel Kader Marzouk L'action oblique en droit comparé… (1936)

Le Code Civil est devenu archaïque non pas tant, parce qu'il est battu en brèche par des controverses sur le droit de propriété, par une tendance, à laquelle la force de plus en plus grande des masses populaires n'est pas étrangère,
à voir avec sympathie le débiteur, considéré bien souvent à tort, comme le « pauvre » et le créancier comme le « riche », mais par sa conception que la fortune est dans la terre et que les capitaux mobiliers vennent au second plan. Le plus souvent de nos jours, les créances ont pour objet une somme d'argent.
Source : Gallica

Abdel Kader Marzouk L'action oblique en droit comparé… (1936)

L'ACTION OBLIQUE EN DROIT COMPARÉ
INTRODUCTION
Parmi les grands problèmes qui dominent toutes les questions économiques actuelles, il en est un qui revêt un intérêt tout à fait primordial, c'est celui de la solvabilité.
La solvabilité est à la base de la notion de crédit et celui-ci est à la base de toute organisation civilisée.
La solvabilité est indépendante de la créance. Beaucoup de créances sont garanties certes, et l'on peut dire de celles-là que la solvabilité leur est étrangère. Nous dirons même que la créance garantie n'éveille pas chez nous l'idée de crédit.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature