Résumé

Jules Rome De l'action paulienne en droit romain et en droit français… (1866)

Le bien aliéné, dit-on, rentre dans le patrimoine, il devient dès lors le gage commun de tous les créanciers, mais c'est là précisément qu'est la question ; le bien rentre-t-il dans le patrimoine erga omnes ou seulement d'une façon relative ? L'action Paulienne n'est pas une action en nullité, l'acte attaqué reste toujours debout ; le débiteur avait droit de le faire*; le législateur ne veut pas laisser les créanciers sans ressource en présence de la fraude de leur débiteur, il leur accorde une sorte de recours prétorien, en paralysant à leur égard les effets de l'acte incriminé
Source : Gallica

Jules Rome De l'action paulienne en droit romain et en droit français… (1866)

Non, la complicité de l'acheteur faisait défaut, dès lors l'action ne peut naître. Quand le premier acheteur est de mauvaise foi au contraire, on ne peut plus raisonner de même ; l'action Paulienne a pris naissance dès la première vente, le bien n'est donc pas tout à fait sorti du patrimoine du débiteur. Si le bien passe dans les mains d'un sous-acquéreur de bonne foi, certains auteurs admettaient même contre lui l'action révocatoire. Sabinus repousse cette opinion ; s'il est de mauvaise foi, l'action Paulienne s'exerce contre lui.
Source : Gallica

Jules Rome De l'action paulienne en droit romain et en droit français… (1866)

Quelle est la personne qui n'en a pas ! D'un autre côté, permettre au débiteur de diminuer sa fortune à sa guise par des libéralités, le laisser enrichir des tiers de mauvaise foi aux dépens de ses créanciers, c'est leur retirer d'une main la garantie qu'on leur accorde de l'autre.
L'action Paulienne fut créée, elle vint assurer le gage des créanciers tout en laissant au débiteur le droit d'administrer sa fortune dans les limites de la bonne foi.
Source : Gallica

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