Résumé

Jules Rome Du contrat d'assurance sur la vie… (1868)

Du fait de l'assurance, il ne résulte en réalité à la charge du contractant qu'une seule obligation, le paiement des primes ou de la prime..
On ne peut considérer comme une obligation résultant de l'assurance le devoir pour le contractant, lorsqu'il est en même temps l'assuré, de ne pas attenter à ses jours. C'est une loi que la religion et la morale font à tout homme honnête, et qui existe indépendamment de l'idée de contrat d'assurance.
Source : Gallica

Jules Rome Du contrat d'assurance sur la vie… (1868)

Or la fraude ne se présume pas; on peut la faire valoir par voie d'exception, mais on ne peut pas exiger que le demandeur prouve non-seulement son droit, mais l'absence de fraude. C'est faire une part trop large à l'assureur, c'est faire brèche en sa faveur aux vrais principes du Code en matière de preuve.
Notre raisonnement est bien simple ; le demandeur est obligé de prouver son droit, mais la bonne foi des parties contractantes est toujours présumée ; ce qu'on doit prouver, c'est la fraude. Je crois donc que le bénéficiaire n'a à démontrer qu'une chose, le décès de l'assuré.
Source : Gallica

Jules Rome Du contrat d'assurance sur la vie… (1868)

L'assureur est-il tenu ? Non. Si l'assureur ne répond pas de la mort survenue dans un duel, encore bien moins doit-il répondre de la mort qui sert d'expiation au crime. Ce cas ne pouvait pas être soupçonné ; non-seulement l'assuré n'a pas agi sous l'empire du devoir, il n'a pas même la moindre excuse, nous ne sommes donc pas en présence d'un risque garanti par l'assurance 1.
Source : Gallica

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