Résumé

Fernand Paulmier Études sur les assurances sur la vie… (1883)

C'est à tort que l'on considère, comme l'a fait la solution du 11 janvier 1868, l'assurance sur la vie comme une libéralité ou un contrat de bienfaisance. La doctrine enseigne, en effet, que l'assurance sur la vie est purement et simplement une assurance, c'est-à-dire un contrat d'indemnité, une stipulation qui a pour objet d'indemniser les bénéficiaires de l'assurance du préjudice matériel que leur causerait la mort de l'assuré, absolument comme l'assurance maritime indemnise l'armateur de la perte de son navire.
Source : Gallica

Fernand Paulmier Études sur les assurances sur la vie… (1883)

Le décès peut être considéré comme la cause efficiente de la mutation, car, le donateur ayant conservé jusqu'à sa mort la propriété de tous ses biens, la transmission ne s'est réellement opérée que par son décès. — Mais il n'en est pas ainsi dans le cas d'une assurance : le bénéficiaire devient, au jour même du contrat, créancier conditionnel de l'assureur ; par l'effet rétroactif de la condition, son droit remonte à cette époque. Le décès, de l'assuré ne lui transmet rien, il n'est que le terme fixé à l'exigibilité de la créance.
Source : Gallica

Fernand Paulmier Études sur les assurances sur la vie… (1883)

Or, en l'absence des règles spéciales sur les assurances, on doit se guider sur les règles des contrats qui s'en rapprochent le plus ; et l'analogie est frappante entre l'assurance et la rente viagère, comme l'a si bien démontré M. l'avocat général Onofrio devant la cour de Lyon (1) : dans la constitution de rente viagère, j'achète une rente qui doit durer jusqu'à mon décès, en payant immédiatement un capital; dans l'assurance sur la vie, j'achète un capital payable à mon décès, en payant une rente pendant ma vie.
Source : Gallica

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