Clause pénale

Définition et enjeux

Charles Maruani,  La clause pénale : thèse soutenue… (1935)

“ La clause pénale dont le code s'occupe dans les articles 1226 et suivants est la convention par laquelle une personne s'engage à quelque chose pour le cas qu'elle n'exécuterait pas, ou n'exécuterait que tardivement, une obligation qu'elle a contractée, et la peine est ce que cette personne s'engage à donner à titre de dommages et intérêts. ”
Source : Gallica

Claude Du Pasquier,  Introduction à la théorie générale et à la philosophie du droit (1988)

“ La clause pénale. (Remarque de terminologie.) On appelle « clause pénale » dans un contrat la clause par laquelle les contractants fixent, pour le cas d'inexécution ou d'exécution imparfaite du contrat, une « peine », généralement une indemnité ou une amende, que la partie fautive devrait payer à l'autre (C.O. art. 160; C.C.Fr. art. 1226) . Malgré ce nom, il ne s'agit pas là de droit pénal, mais bien de droit privé, puisque ce sont les contractants, non l'Etat, qui ont prévu la sanction et que celle-ci ne concerne que leurs rapports autonomes. ”
Source : Gallica

Charles Maruani,  La clause pénale : thèse soutenue… (1935)

“ On la
trouve presque partout et notamment dans le code civil (art. 1226, 1227, 1229, 1232, 1233.) , chez presque tous les auteurs et dans la plupart des décisions de la jurisprudence. Elle désigne d'une façon générale toute la clause que l'on adjoint au contrat, ou à l'acte juridique unilatéral ; et elle comprend à la fois la prévision de l'évènement qui donnera lieu à la commise de la peine et la fixation de cette même peine.
Quelquefois l'on rencontre l'expression plus large d'obligation avec clause pénale.
”
Source : Gallica

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