Paul Salmon-Legagneur

Élements biographiques

Paul Salmon-Legagneur Faculté de droit de Paris. De la Complicité à Rome et en France… (1881)

Doivent-elles profiter au complice ? Quant aux causes de non-imputabilité, elles sont évidemment toujours personnelles à celui-là seul des participants, qui n'a point la responsabilité de son acte, soit parce qu'il n'a point encore le discernement nécessaire pour distinguer le bien du mal, soit parce qu'il a agi dans un état de folie, sous l'empire de la contrainte ou par suite d'une erreur certaine. Les causes de justification au contraire (légitime défense, ordre de la loi) font disparaître le délit lui-même ; il ne peut donc être alors question de complicité punissable.
Source : Gallica

Paul Salmon-Legagneur Faculté de droit de Paris. De la Complicité à Rome et en France… (1881)

D'après lui, la volonté de donner la mort, quels qu'en puissent être d'ailleurs les motifs, est toujours criminelle, si à cette intention s'est joint le fait de l'homicide.
Combien n'est pas préférable la doctrine de la Cour de cassation qui proclame que le consentement de la victime « ne peut changer la qualification du fait, ni constituer une excuse légale ou une circonstance exclusive de culpabilité; que les lois qui protègent la vie des citoyens sont d'ordre public, et qu'il ne peut y être dérogé par un consentement qui est une violation de tout principe moral et religieux (1) . »
Source : Gallica

Paul Salmon-Legagneur Faculté de droit de Paris. De la Complicité à Rome et en France… (1881)

N'est-ce pas faire une interprétation arbitraire de la volonté d'un homme, que de la considérer en principe comme tournée vers le crime, alors que sa conduite peut s'expliquer, sinon se justifier entièrement par d'autres motifs, tels que la crainte ou les préjugés? Une seconde condition reconnue nécessaire pour caractériser la complicité est que le fait incriminé ait été pour l'agent une aide ou une provocation.
Tel n'est certes pas le résultat du non-empêchement ou de la non-révélation. Car on ne peut dire que l'inaction et le silence aident ou provoquent à la perpétration du crime.
Source : Gallica

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