Commutation de peine

Définition et enjeux

Gustave Le Poittevin,  Dictionnaire-formulaire des parquets et de la police judiciaire… (1884-1886)

“ Nous avons déjà dit que la grâce peut être entière ou partielle ; elle peut consister, soit dans la remise intégrale de toutes les peines prononcées, soit dans la remise de l'une d'elles. Elle peut également ne constituer qu'une diminution de la durée ou de la quotité de la peine ; enfin elle peut n'avoir pour objet que la substitution d'une peine à une autre. C'est ce que l'on appelle la commutation de peine. C'est ainsi que la peine de mort est commuée en celle des travaux forcés à perpétuité, l'emprisonnement en amende, etc.. ”
Source : Gallica

Jésuites et imprimeurs de Trévoux,  Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

“ Ce mot signifie littéralement changement, échange d’une chose contre une autre : mais il n’est d’usage que dans les exemples suivans. Commutation de peine, en jurisprudence, est le changement d’une peine prononcée contre un criminel en une autre moins forte, de la mort, par exemple, en une prison perpétuelle. ”
Source : Wikisource

Eusèbe Salverte,  Des Pétitions, dissertation, par Eusèbe Salverte… (1819)

“ Toute commutation de peine à laquelle ne consent point le condamné , est une aggravation de peine. Cela est vrai lors même que la commutation paraît une adoucissement ; l'homme condamné _à mort n'acceptera point d'être envoyé aux travaux forcés , si sa conscience lui dit qu'il porte sur l'échafaud une tête innocente , ou si on le punit d'un de ces crimes politiques par lesquels l'honneur est si rarement entaché. ”
Source : Gallica

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