Miltiade C. Théodosiadès

Résumé

Miltiade C. Théodosiadès Essai sur la non-rétroactivité des lois (1866)

Le principe n'a plus aujourd'hui ce caractère; il s'adresse au juge et dirige l'interprétation d'une loi muette. Le législateur conserve une liberté dont il n'usera d'ailleurs presque jamais. Restreint dans ces termes, le principe subsiste, il ne soulève plus même la discussion ; il a passé à l'état d'axiome. Aucun doute ne s'est élevé sur son application, et la jurisprudence de la Cour de cassation n'a jamais hésité dans l'interprétation qui devait lui être donnée.
Source : Gallica

Miltiade C. Théodosiadès Essai sur la non-rétroactivité des lois (1866)

La nullité d'un acte irrégulier engendre pour une partie et ses ayants-cause le droit de repousser les effets de cet acte. Le législateur ne doit pas être présumé avoir voulu enlever le droit acquis à ces personnes.
Nous ne donnerions pas la même solution s'il s'agissait d'un acte qui, comme le testament, ne produit pas d'effets immédiats. La loi qui simplifie les formes s'appliquera, suivant nous, aux testaments déjà faits, dont les auteurs sont encore vivants ; car les héritiers légitimes n'ont pas encore acquis le droit de se prévaloir de la nullité.
Source : Gallica

Miltiade C. Théodosiadès Essai sur la non-rétroactivité des lois (1866)

Non-seulement dans le Code Napoléon, mais presque dans toutes les législations modernes, se trouve le principe de la non-rétroactivité des lois.
Partout il a le caractère d'une règle d'interprétation tracée pour le juge, tandis qu'il n'existe pas comme règle obligatoire pour le législateur ; le législateur est et doit être libre de régler le passé comme l'avenir, et de pourvoir ainsi à tout ce que l'utilité générale peut exiger. En tout temps il est impossible ou du moins imprudent de lier le législateur à cet égard par un principe constitutionnel
Source : Gallica

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