Jean-Jacques-Eugène Lagrange, Examen critique du cours de droit français de M. Duranton (1832)
“ Le mort civilement est mis hors de toute société ; il n'a plus ni patrie, ni famille ; il n'est plus ni Français , ni étranger. En un mot, la loi ne lui reconnaît pas plus de droit que s'il était véritablement mort. Voilà l'idée qu'entraîne le mot de mort civile pris dans sa rigoureuse acception. Mais , en ce sens , il n'y a pas de mort civile véritable et absolue ; car, par cela seul que la société a laissé au condamné l'existence physique , elle a du ne pas le priver des moyens de veiller à sa conservation , et lui laisser les droits nécessaires à cette fin. ”
