Présomption légale

Définition et enjeux

Léobon Valéry Léon Jupile Larombière Théorie et pratique des obligations… (1857)

Comme toute présomption de droit est introduite par la loi, qu'elle est tenue pour la vérité même, jusqu'à ce qu'elle ait été infirmée par une preuve ou présomption plus forte contraire ; comme elle dérive des dispositions mêmes du droit, et qu'il appartient au juge de décider le point de fait, non l'autorité du droit, il s'ensuit que la présomption légale ne dépend pas de l'appréciation arbitraire du juge.
Source : Gallica

Armand Dalloz Petit dictionnaire de droit (1909)

Celui qui invoque une présomption légale n'a qu'une chose à prouver : le fait d'où la loi tire une conséquence. Ce fait prouvé, le juge est tenu de prononcer soit l'annulation de l'acte attaqué, soit la libération du débiteur, soit le renvoi de la demande, suivant la nature de la présomption invoquée. — Si les présomptions légales dispensent de toute autre preuve, elles ne font pas, en thèse générale, obstacle à l'admission de la preuve contraire.
Source : Gallica

Léobon Valéry Léon Jupile Larombière Théorie et pratique des obligations… (1857)

De même que le juge est obligé de se soumettre aux présomptions établies par la loi, il ne peut, quelque graves, précises et concordantes que soient les inductions qui résultent des faits connus, constituer en véritable présomption de droit la simple présomption de fait qui en dérive. C'est que la présomption légale n'existe jamais qu'en vertu d'une disposition particulière de la loi, et que, en l'absence d'une disposition semblable, les présomptions, quelles qu'elles soient, sont abandonnées aux lumières et à la prudence du magistrat.
Source : Gallica

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