Moyen de preuve

Définition et enjeux

Portrait de Faustin Hélie Faustin Hélie Traité de l'instruction criminelle… (1866-1867)

Il reste maintenant à indiquer les moyens de preuve mis par la loi à la disposition du juge, et qui sont les éléments de sa conviction.
.-. En thèse générale, tout moyen de produire la certitude est un moyen de preuve. La loi n'a point classé méthodiquement les preuves; elle n'a point prescrit au juge de n'employer que telles ou telles preuves; elle en a spécifié quelques-unes, elle n'en a exclu aucune. Fidèle à son principe, en imposant au juge le devoir d'instruire, c'est-à-dire de chercher la vérité d'un fait., elle le laisse libre des éléments de sa conviction.
Source : Gallica

Constantin Dianu De la preuve testimoniale en matière de conventions… (1896)

Nous convenons que dans une législation qui admet le principe de l'intime conviction et celui de la publicité de l'enquête, le danger est de beaucoup moins grand et qu'on pourrait admettre dans son entière acception le principe que tout moyen de preuve se suffit par lui-même, par conséquent permettre aux plaideurs de combattre par témoins le contenu des écrits.
Source : Gallica

Édouard Boitard Leçons de procédure civile. Edition 13… (1879)

La preuve testimoniale est un genre de procédure, un moyen d'instruction fort usité et à peu près le seul usité dans l'enfance des institutions sociales et judiciaires, dans l'ignorance où l'on est encore de l'usage, de l'emploi facile et de la vérification des écritures. Au contraire, à mesure que l'emploi de l'écriture devient plus facile, plus général, à mesure qu'il est plus aisé d'en vérifier la sincérité, les écritures, témoins immuables, sont naturellement préférées aux témoins proprement dits, toujours suspects de corruption ou d'infidélité.
Source : Gallica

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