Déposition juridictionnelle

Définition et enjeux

Édouard Bonnier,  Traité théorique et pratique des preuves en droit civil et criminel… (1852)

“ C'est là une garantie contre les reproches imaginés par esprit de récrimination. Biais, puisque le motif est sérieux, pourquoi donc permettre à la partie de le tenir en réserve? Pourquoi lui laisser la faculté d'éliminer après coup tel ou tel témoignage? Il semble vraiment que la suppression d'une déposition, qui est peut-être fondamentale dans le procès, n'ait pas plus d'importance qu'une nullité d'exploit, dont on peut se départir à son gré. ”
Source : Gallica

Gustave Boissonade,  Projet de Code de procédure criminelle pour l'Empire du Japon… (1882)

“ On vient de dire que la rédaction abrégée des dépositions est nécessaire pour les conclusions que devra prendre le ministère public et pour l'appréciation des juridictions de recours.
L'acte qui constate la déposition est lui-même une preuve authentique ; mais il ne prouve que la déposition et non l'infraction ou les faits à décharge ; c'est toujours le témoignage qui est la preuve des faits défavorables ou favorables à l'inculpé.
”
Source : Gallica

Portrait de Édouard Portalis Édouard Portalis,  Guet-apens judiciaire, mémoire d'un condamné par défaut… (1896)

“ Comme cette déposition était à mon avantage et à l'avantage de M. Girard, comme elle n'avait pour auteur ni un mouchard, ni un tenancier de tripot, comme elle émanait d'un homme honorable et honoré, elle n'a pas plus que les petits bleus, dont je viens de parler, été jointe au dossier. Le juge d'instruction ne tient compte que des dépositions qui peuvent manifestement nuire à l'accusé. Les autres, celles qui lui sont favorables, sont soigneusement dissimulées au tribunal, au public et à l'accusé. Elles sont comme si elles n'avaient jamais existé. ”
Source : Gallica

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