Résumé

Jacques Curasson Traité de la compétence des juges de paix… (1877-1879)

La mer est commune à tous les hommes et n'appartient à aucun; son immensité résiste à l'appropriation. Les questions de prépondérance, de police, du navigation exclusive, dans quelques-unes de ses dépendances, tiennent au droit public des nations; l'usage qu'en font les particuliers ne peut jamais être à titre de propriété ou de servitude.
Mais les ports font partie du domaine public; il en est de même du rivage, qu'il importe de laisser libre afin d'assurer la défense de l'État et la police qu'il a droit d'y exercer pour ce qui concerne la sûreté publique et les douanes.
Source : Gallica

Jacques Curasson Traité de la compétence des juges de paix… (1877-1879)

Le trouble de fait qui porte directement sur la chose possédée est le plus souvent accompagné d'un dommage; mais ce n'est pas la condition nécessaire pour intenter l'action possessoire. Il suffit qu'il y dit une entre prise contre la possession, qu'un trouble de fait recouvre un trouble de droit. « Le trouble contre lequel l'art. 23 ouvre le recours spécial de l'action possessoire, a dit la Cour de cassation, dérive, indépendamment du dommage causé, du fait même et du fait seul de l'usage du fonds d'autrui contre le gré de celui qui est légalement investi de la possession de ce fonds... »
Source : Gallica

Jacques Curasson Traité de la compétence des juges de paix… (1877-1879)

Tout ce qui résulte de l'imprescriptibilité du domaine public, c'est qu'on ne peut acquérir sur les objets qui le composent aucune servitude contraire à leur destination ; mais s'ensuit-il que les riverains ne jouissent que par tolérance des aisances et commodités que leur procure le voisinage d'une rue ou d'une place? C'est une servitude, au contraire, inhérente à la destination du sol public, et qui résulte de la situation des lieux, sans qu'il soit besoin d'autre titre, ni de possession pour l'acquérir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature