Prescription (droit)

Définition et enjeux

Raymond Théodore Troplong De la prescription, ou Commentaire du titre XX du livre III du Code civil… (1857)

Quel est l'homme, si familier qu'il soit avec l'application des lois, qui ne se sente hésitant et perplexe devant les nombreuses questions que la prescription fait surgir à chaque instant dans les tribunaux? Quel est surtout l'esprit sérieux qui ne s'est pas demandé avec sollicitude si la légitimité de droit accompagne ce moyen de dénaturer les obligations les plus solennelles, d'échapper à leur empire et d'acquérir le bien d'autrui?
Source : Gallica

François Boeuf Résumé de répétitions écrites sur le droit pénal… (1879)

L'action civile qui se trouve éteinte par la prescription en même temps que l'action publique ne doit s'entendre que de l'action en répation du dommage causé, qui prend sa base unique dans le délit même ; mais l'action qui a son origine dans un droit préexistant et indépendant du délit n'est pas soumise à la prescription du Code pénal, mais bien à la prescription ordinaire.
Source : Gallica

Albert Normand Traité élémentaire de droit criminel… (1896)

Un troisième système assimilant les lois de prescription aux lois de forme, les fait toujours rétroagir. On dit en faveur de cette solution que la prescription est d'ordre public et qu'elle est établie dans l'intérêt de la société et non du coupable. La loi nouvelle doit être toujours présumée la meilleure, et elle ne viole pas un droit acquis au coupable, car ce droit acquis n'existe que lorsque la prescription est achevée, accomplie.
Source : Gallica

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